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Interview Khalysta Farall #6

Khalysta Farall a déjà répondu à une « interview classique », à un portrait chinois, à une foule d’interrogations sur ses habitudes de lecture et à la même foule d’interrogations concernant ses habitudes d’écriture. Place à une nouvelle interview !

 

Comment t’est venue l’idée de ta nouvelle « À ton image » ?

Le rapport humain/machine me fascine. D’un côté, je rêverai de pouvoir converser avec une entité artificielle consciente et intelligente, et d’un autre, j’ai peur de ce que cette entité verra chez nous. Pour l’exemple : en 2016, Tai, une IA conçue par Microsoft et lancée sur Twitter est devenue raciste, misogyne et nazie en à peine 24 h, car elle copiait le comportement des utilisateurs de la plateforme. Si l’humain est capable du meilleur, il est, à mes yeux, surtout capable du pire. C’est ce que j’ai voulu montrer avec ma nouvelle.

 

Y a-t-il un message ? Espères-tu faire réagir les lecteurs et lectrices ?

Si je devais en simplifier le message, c’est que quoi que nous fassions, nos actes finiront par rejaillir. Dans mon histoire John est une machine qui n’existe pas encore, mais si on y réfléchit bien, des John, il y en a des centaines tout autour de nous. Les enfants nous observent pour apprendre et comprendre le monde. À nous de leur montrer le bon exemple à suivre. Les « mauvais » adultes d’aujourd’hui forment malheureusement ceux de demain.

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C’est ta sixième sélection dans L’Indé Panda ! Qu’est-ce que cela te fait ?

Ça me fait évidemment très plaisir. La nouvelle est mon format favori, qui est malheureusement trop souvent boudé par le public francophone. Grâce à l’Indé Panda, j’ai eu l’occasion d’enfin pouvoir m’épanouir dans ce format, en plus des rencontres formidables que cela m’a apportées.

Veux-tu nous dire quelques mots sur ta trilogie « Les Moissonneurs stellaires » que tu nous présentes dans cet opus ? L’univers ?

Quand j’ai commencé à l’écrire il y a quelques années, j’étais loin de me douter qu’elle rencontrerait un tel succès. Née d’un de mes rêves, l’histoire devait tout d’abord être une nouvelle, puis est devenue un roman pour enfin se transformer en trilogie ouverte.

J’y aborde quantité de thèmes qui me sont chers, comme le rapport à l’Autre, la place de l’humain dans l’univers, le rapport humain/machine, l’écologie et un peu de politique. La SF est un univers riche et illimité, qui permet de mettre toutes ces questions en avant et j’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette aventure.

Les personnages ? Y en a-t-il un ou plusieurs que tu préfères ?

J’ai de l’affection pour tous mes personnages, des héros aux antagonistes, qui ont chacun leur raison de faire ce qu’ils font. Mais si je devais en garder trois parmi mes préférés :

– Six est une jeune femme soldat un peu brute, qui a un léger syndrome du capitaine Achab qui la pousse dans une obsession de vengeance destructrice.

– Yuri, lui, est une IA dotée d’un module de simulation d’émotions qui refuse sa nature de machine, bien qu’il accomplisse sa mission avec sérieux par attachement envers son utilisateur attitré.

– Et enfin, Trixy, LA Trixy. C’est une IA basée sur de la logique pure, véritable team 1er degré à elle toute seule. L’un des personnages que je me suis le plus amusée à créer.

Un passage a-t-il été plus difficile qu’un autre à écrire ? Pourquoi ?

Hummm, je dirais que c’est la première partie de Mirage, le tome 2. Souvent les seconds tomes sont les moments charnières des histoires, et ce passage cristallisait toute la remise en question du précédent tome, ce qui n’était pas forcément évident.

 

As-tu une parution prévue pour l’année 2019 ? Si oui, peux-tu nous en dévoiler un peu plus ?

Oui ! J’ai décidé de quitter momentanément l’univers de la SF pour m’attaquer à de l’heroic-fantasy. Le 1er mai est paru le premier tome des Larmes de Sang, intitulé La source perdue. Sima, une cendre-peau rejetée par son peuple à cause de sa différence, aura la malchance de croiser le chemin de Gaert, un noble aux intentions obscures qui se trouve être un véritable porte-poisse ambulant. Pour échapper à une secte qui les poursuit, ils devront retrouver l’endroit où la magie a disparu des siècles auparavant, la mystérieuse source perdue.

Ce roman a gagné, à ma grande joie, le prix du jury lors du speed dating organisé par Amazon lors du salon Livre Paris, en mars 2019.

 

Suivez Khalysta Farall sur Facebook.

À ton image est disponible dans L’Indé Panda 7.

Retrouvez Les Moissonneurs stellaires sur Amazon.

 

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2 commentaires sur “Interview Khalysta Farall #6

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