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Interview Khalysta Farall #4

Khalysta Farall ayant déjà répondu à une « interview classique », à un « portrait chinois » et à une foule d’interrogations sur ses « habitudes de lecture », elle nous dévoile à présent tous ses secrets d’écrivain… Merci à elle !

 

As-tu des sources d’inspirations particulières ?

Mes rêves. Je suis quelqu’un qui attache beaucoup (trop ?) d’importance aux rêves. Depuis toute petite je suis capable en me réveillant de me souvenir de rêves marquants, de scènes particulières ou de sensations troublantes. J’ai pris l’habitude de les écrire dans un petit carnet qui ne quitte jamais ma table de chevet.

Parfois, un détail ou une scène me marque vraiment et je me réveille en me disant « ça, ça ferait une bonne histoire ! ». Je note tout ce que je peux et ensuite je brode autour.

Mes rêves sont ma principale source d’inspiration, eux-mêmes étant inspirés de ce que je vois, j’entends ou je lis, le tout digéré par mon esprit un peu tordu.

 

 

Des habitudes « spéciales écrivain » ?

Oh, pleins !

J’ai toujours un carnet et un stylo sur moi pour noter d’éventuelles idées. Dès qu’on approche de la rentrée scolaire, je fais le plein de stylos et de cahiers (les « Oxford nomad book lignés », les meilleurs !). Mon bureau est intégralement recouvert de post-it avec des règles de grammaire ou des idées à ne pas oublier pour mon livre en cours.

Et parfois, dans une soirée ou un repas, je disparais quelques minutes pour aller noter au calme des idées, des bouts de conversations ou des détails qui me semblent intéressants.

 

 

Dois-tu consommer des psychotropes pour écrire ? Si oui, lesquels ?

DU SUCRE !!! Je suis une grande accro au coca et aux bonbons (mais j’essaie de me soigner). Lorsque j’écris, j’aime avoir quelque chose à grignoter à portée de main, étrangement ça m’aide à réfléchir. Par contre jamais de café, ou alors avec 4 sucres dedans.

 

 

Es-tu du genre à écrire toute la journée en robe de chambre et à te laver une fois par semaine ?

Si on m’en donne l’occasion, oui, presque. ^^

Avant d’être écrivain, je suis mère au foyer. Donc mon écriture est rythmée par les siestes de mon petit gars et la tenue de la maison. Mais, de temps en temps, je m’exile pour une petite semaine et là c’est retour à l’âge de pierre. En culotte toute la journée (bon, sauf quand il faut faire les courses pour le ravitaillement) et écriture, écriture et écriture ! Avec un énoooorme paquet de bonbons et une réserve de coca !

 

 

As-tu un stylo fétiche ?

Pas un stylo en particulier, mais une marque de stylo. Je n’aime écrire qu’avec des « Bic cristal fine » noirs. Et gare à ceux qui me les piquent pour gribouiller avec !

 

 

Que préfères-tu dans l’écriture ?

La liberté et la toute-puissance.

Ça peut faire sourire comme ça, mais lorsque j’écris, en dehors du fait que c’est un réel plaisir de mettre en forme des idées, de construire des mondes ou de « mettre au monde » des personnages, j’aime surtout ce sentiment que c’est moi qui décide.

Qui vit, qui meurt, qui aimera qui, et comment tout ça finira. Je pense que tous les écrivains ont inconsciemment une sorte de complexe de Dieu.

Mais parfois mon histoire me résiste, elle m’entraine vers un scénario que je ne n’avais pas prévu, l’enchainement des scènes m’amène à une conclusion qui diffère de celle prévue au départ. Mais avec un peu de ruse et d’astuce, je reprends toujours le contrôle de ma création. C’est ça aussi que j’aime, dans l’écriture. C’est une sorte de combat entre la bête et son créateur.

 

 

Y a-t-il une chose que tu détestes par-dessus tout dans l’écriture ?

La correction. Dans le processus d’écriture, c’est ce qui m’ennuie le plus (et je dis ennuyer pour ne pas dire autre chose). C’est un travail long, fastidieux et pénible, en opposition totale avec l’écriture pure, qui elle m’est fluide et naturelle.

Mais je sais bien que c’est nécessaire, donc je m’y colle à chaque fois (même si c’est à reculons).

 

 

As-tu déjà été frappée du syndrome de la page blanche ? Le redoutes-tu ?

Pas vraiment. J’ai toujours des idées, mon esprit ne se repose jamais. Donc je ne me suis jamais vraiment retrouvée devant le clavier sans savoir quoi écrire.

Par contre, je suis régulièrement victime de crises de flemme. Étant une grande accro aux jeux vidéos, j’ai parfois beaucoup de mal à lâcher la manette pour me mettre à bosser, alors que j’ai déjà tout en tête. Mais en général tout se règle facilement après une bonne séance d’auto-bottage de fesses.

 

 

As-tu une méthodologie particulière pour écrire ?

Tout d’abord je me fais l’histoire dans ma tête. Une fois, deux fois, dix fois s’il le faut, en changeant des détails, et imaginant d’autres tournures. Je suis quelqu’un qui est très souvent dans les nuages.

Une fois que le fil me plaît, j’écris tout dans un cahier d’une seule traite, comme si je résumais l’histoire à quelqu’un avec quelques détails importants.

Puis, une fois tout à l’abri dans mon petit cahier, je me mets à écrire sur l’ordinateur, en laissant l’histoire se dérouler, grandir et parfois se modifier au fil des pages. Mon premier jet manuscrit me sert de référence au cas où, mais j’avoue n’en avoir presque jamais besoin.

 

Merci Khalysta. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

Tu as été sélectionnée pour ce quatrième numéro avec ta nouvelle Möbius, qu’elle est sa genèse ?

Möbius est une nouvelle toute particulière pour moi. Une nuit, j’ai fait un rêve horrible, où je commettais un crime abominable. Mais dans ce rêve, cet acte était nécessaire, je n’avais pas le choix. Alors, en me réveillant, je me suis demandé qu’est-ce qui pouvait pousser une personne à commettre ce genre d’acte. Et plus largement, quelle est la frontière, parfois mince, entre victime et bourreau ? Mes réflexions m’ont donc amenée à cette histoire.

Khalysta Farall - Mobius

 

Tu nous présentes ton roman Mirage, peux-tu nous raconter une petite anecdote concernant un de tes personnages, un lieu, ton roman en lui-même… ?

Mirage est la suite de mon premier roman Six, où on apprend ce qu’il se passe pour les humains après les événements du premier tome.

J’ai mis pas mal de temps à l’écrire, presque un an et demi, car il est chargé en émotions et certains passages ont été un peu difficiles à mettre en forme afin d’y retranscrire tout ce que je voulais dire.

Pour la petite anecdote, il y a trois passages dans ce livre qui me font limite pleurer à chaque fois que je les lis. Je l’ai beaucoup modifié et corrigé, et en tout je dirais que j’ai bien dû le relire au moins six ou sept fois. Et bien rien à faire, à chaque fois j’en ai les larmes aux yeux tant ces trois scènes sont fortes dans mon esprit.

 

Vous pouvez retrouver Khalysta Farall sur Facebook.

Möbius est disponible dans L’Indé Panda no4.

Découvrez Mirage sur Amazon.

 

Mirage de Khalysta Farall

 

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