Actualités·Interview

Interview Khalysta Farall #3

Khalysta Farall ayant déjà répondu à une interview « classique » et à un « portrait chinois », nous lui posons quelques questions sur ses lectures. Merci à elle.

 

– Quel est le livre qui t’a le plus effrayée ?

C’est « Le masque hanté » de R.L. Stine. Comme beaucoup de gens de mon âge, j’adorais les livres de la série « Chair de poule » étant petite. Celui-ci m’a particulièrement marqué, je me souviens que pendant longtemps j’ai eu peur de mettre un masque parce que je craignais qu’il ne colle à mon visage.


– Le livre qui t’a fait pleurer
 ?

Question difficile, car je ne lis pas de littérature sentimentale (mais genre, pas du tout du tout). Ceci dit, vers 14-15 ans j’ai lu la décalogie de « La Belgariade » de David Eddings et je l’ai tellement adoré, les personnages étaient si attachants, que quand j’ai terminé ma lecture, j’ai versé une larmichette parce que ça me faisait un peu de peine de me dire que je ne les suivrai plus dans leur aventures. Un peu comme si je disais adieu à des amis très chers. C’est la seule histoire qui m’a fait ressentir ça.


– Quel livre ou auteur t’a donné l’envie d’écrire ?

Il y en a beaucoup, étant petite j’étais une vraie boulimique de lecture et je pense que c’est un peu tous ces livres qui m’ont poussé vers l’écriture. Mais si je dois en choisir un, je dirais que c’est « Virus L.I.V.3 ou la mort des livres » de Christian Grenier. Je l’ai lu vers 10 ou 11 ans et il m’a beaucoup marqué. Ce livre raconte l’histoire d’une société divisée entre ceux qui lisent et ceux qui préfèrent les écrans. Un jour un mystérieux virus apparait et transforme tous les livres en objets interactifs dans lesquels on peut littéralement vivre l’histoire que l’on lit. J’ai tellement adoré ce concept que je me suis mise tout d’abord à faire une liste de tous les livres dont j’aimerais vivre l’histoire (et il y en a beaucoup) et ensuite je me suis dit que ce qui serait encore mieux, ça serait de carrément d’en inventer.     


– Ton livre de chevet
 ?

« Dagon » de ce cher H. P. Lovecraft. C’est le premier recueil de nouvelles de lui que j’ai lu et du coup ça reste un livre avec une valeur sentimentale très forte. J’ai beau le connaitre par cœur, je ne m’en lasse pas.


– Le livre que tu as le plus lu, relu et re-relu
 ?

Eh bien ! ça sera « Virus L.I.V.3 ou la mort des livres » de Christian Grenier. Je pense qu’en tout, j’ai dû le lire une bonne trentaine de fois, si ce n’est plus, car c’était mon livre de chevet entre mes 10 et mes 16 ans. J’ai toujours eu beaucoup de mal à m’endormir, alors souvent je rallumais la lumière et je prenais ce livre pour le relire, d’une traite la plupart du temps (ce qui me mangeait une bonne partie de ma nuit d’ailleurs).


– Si tu ne devais en garder qu’un seul
 ?

Choix difficile, très difficile. J’ai deux auteurs en adoration : Lovecraft et K. Dick. Donc, par élimination, je vais choisir de garder Lovecraft, parce que je suis une fanatique. Ensuite, par élimination toujours, je dirais que je garderais « Les montagnes hallucinées » qui est mon histoire favorite. Mais vraiment par élimination, parce que sinon je garderais la totalité des œuvres de ces deux messieurs.

 

– Et le livre ou l’auteur que tu n’as pas supporté ?

Je vais me faire des ennemis, car je sais que cet auteur a beaucoup de fans, mais c’est « Apparition » de Graham Masterton. J’ai dû lire en tout 5 ou 6 livres de lui, et à chaque fois je tombe pratiquement sur le même défaut : ce besoin presque maladif de mettre du sexe grossier et gore qui, à mon sens, n’apporte pas grand-chose à l’histoire. Dans pas mal de ses autres livres, ça m’a juste un peu dérangé. Mais là, il a touché à mon auteur chéri, mon chouchou, mon maître adoré : Lovecraft. Et ça été un supplice de voir ce qu’il a fait de l’histoire de Keziah Mason  et de Brown Jenkins (en dehors du fait que je ne voyais pas l’intérêt de reprendre et de modifier cette histoire, qui est l’une de ses meilleures).

Non vraiment, j’ai détesté ce livre.

 

Merci Khalysta. Nous allons finir sur les deux questions habituelles concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

 Tu as été sélectionnée pour ce troisième numéro avec ta nouvelle « Mes petits chéris », quelle est sa genèse ?

« Mes petits chéris » est un défi d’écriture, c’est-à-dire qu’on m’impose un thème sur lequel je dois écrire une nouvelle. Pour ce cas-ci, c’est mon amie Marie qui m’a proposé « les nains de jardins », car elle en est fan. Mais vraiment très, très fan. Alors je me suis amusée à lui écrire une histoire sur mesure, où je l’imaginais quand elle serait vieille. Cette nouvelle est truffée de références et de détails qu’elle seule peut comprendre, car j’ai lui ai personnalisé l’histoire le plus possible.

Khalysta Farall

 

Tu nous présentes ton recueil de défis littéraires « Mes petits chéris : Et autres défis », peux-tu nous raconter ce qui t’a inspirée ?

Comme je le dis plus haut, ce recueil regroupe des défis d’écriture. J’aime beaucoup relever ce genre de petits challenges, que je trouve très stimulants pour la créativité. Ça me permet aussi de me défouler un peu entre deux sessions d’écriture de mes romans, avec des histoires courtes et souvent loufoques. Par contre, je ne saurais pas dire d’où me vient cette idée de défis d’écriture.  

 

Vous pouvez retrouver Khalysta Farall sur Facebook.

“Mes petits chéris” est disponible dans L’Indé Panda no3.

Découvrez “Mes petits chéris : Et autres défis” sur Amazon.

 

Khalysta Farall Mes petits chéris

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