Interview·Magazine n°10

Interview Claude Chervet

Claude Chervet a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

Tu as été sélectionnée pour ce dixième numéro avec ta nouvelle « Crépuscule boréal », peux-tu expliquer sa genèse ?

Un voyage inoubliable au Groenland en a posé l’embryon dans mon crâne. Il en est sorti une nouvelle un peu différente mais qui contenait déjà les deux personnages principaux. J’ai retravaillé cette histoire pour répondre à un concours de nouvelles qui avait pour thème l’océan. Initialement basée en Norvège, elle s’est déplacée sur un bateau. J’ai beaucoup aimé ce travail de réécriture auquel je n’ai pas l’habitude de me livrer et je ne sais pas si je préfère la première ou la deuxième version.

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’aime beaucoup l’anticipation même si j’ai une forte tendance à la dystopie dans ce genre. J’aime aussi l’humour et tout particulièrement les personnifications. Laisser la parole aux animaux pour qu’ils nous livrent leur point de vue est très divertissant. Je navigue souvent dans les domaines du drame et de l’humour, rarement dans des eaux plus tièdes.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé à écrire à l’âge adulte, le temps de prendre confiance. Je me souviens très bien de ma première histoire mais elle est devenue trop intime pour que je songe à l’évoquer. Je me sens beaucoup plus à l’aise dans la fiction même si des morceaux de l’auteur flottent dans beaucoup de récits.

Quel est ton rythme d’écriture ?

Le plus souvent possible ! Un peu tous les jours avec parfois des creux de plusieurs jours et des bosses où je passe plusieurs heures à écrire. Pas de rythme ni de moment bien défini. Juste de la régularité. Je me laisse porter par la vague.

Comment construis-tu ton travail ?

J’ai dû réfléchir pour répondre à cette question que je ne me pose pas. J’ai une histoire dans la tête qui ne demande qu’à sortir ou un personnage qui souhaite prendre vie. À partir de là commence un travail de réflexion (et souvent aussi, un travail de recherche) puis, une fois qu’une trame prend forme, commence la rédaction. Au bout de quelques phrases, de quelques paragraphes, l’histoire et le personnage participent à l’écriture et on chemine tous ensemble.

Plutôt nouvelle ou roman ?

Plutôt nouvelles pour le moment. J’aime la forme courte, le peps d’un personnage brossé en quelques pages. J’ai plusieurs recueils de nouvelles en cours sur divers thèmes et le projet d’un roman qui s’ébauche.

Pourquoi être indépendante ?

J’écris à mon rythme (donc sans rythme !). Je mets à disposition ce que je souhaite quand je le souhaite. En outre, je débute dans l’écriture, je cherche, je tente. L’hybridité me conviendrait. Je suis donc en pleine réflexion à ce sujet.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

J’aime la rapidité de la diffusion. À peine une histoire est-elle bouclée, qu’elle est partageable. C’est très revigorant !

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La nécessité de l’autopromotion qui me met très mal à l’aise.

Quel type de lectrice es-tu ? 

Constante depuis que je sais lire. Toujours accompagnée d’un livre. Une fiction. Je lis très rarement d’autres types d’ouvrage. Je lis plus de romans que de nouvelles tout simplement parce qu’ils sont plus courants (au format papier) et je lis les nouvelles le plus souvent en anglais. Toutefois, depuis que je me sens plus à l’aise pour lire en ligne, je lis énormément de récits courts.

Dans ce numéro 10 de L’Indé Panda, tu nous présentes ta nouvelle « Solo en duo », peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

Je trouve très intéressant d’imaginer la façon dont notre monde peut évoluer. Ça me permet d’essayer d’avoir un regard plus objectif sur les changements que nous vivons. Je l’ai écrite en 2018. Je pensais à l’éloignement physique que crée le développement du monde virtuel. Aujourd’hui, après les semaines de confinement que nous avons vécues en début d’année, je la relis différemment. Je ne l’aurais peut-être pas écrite de cette façon. Je l’aurais créée plus sombre, je pense.

J’aime imaginer non seulement ce que la technologie peut nous apporter quant au changement de type de vie mais également en ce qui concerne notre philosophie de vie.

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

En tant qu’autrice, une superbe occasion de participer à un recueil collectif. En tant que lectrice, la découverte d’auteurs variés, le plaisir de lire des nouvelles. Donc, une plateforme enthousiasmante. Et puis, c’est aussi certainement beaucoup de travail ! Alors merci !

Découvrez Claude Chervet dans L’Indé Panda 10

Lisez Solo en duo sur le site de l’autrice

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