Actualités·Interview

Interview Dean Venetza

Au tour de Dean Venetza de répondre à nos questions.
Merci à lui.

Tu as été sélectionné pour ce premier numéro avec ta nouvelle « L’Horloger», peux-tu expliquer sa genèse ?

Cette nouvelle, à l’origine, est un simple coup de tête : j’avais des idées un peu surréalistes qui me trottaient dans la tête mais qui, incluses dans d’autres projets, auraient sonné  » faux « . J’ai donc créé cet horloger sur mesure…

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Non, pas de registre particulier… En revanche j’ai des thématiques récurrentes, voire obsessionnelles : la marginalité, le handicap, la révolte… L’art…

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu de ta première histoire ?

Si l’on exclue les textes d’adolescent par lesquels nous sommes tous passés, j’ai écrit mes premières vraies nouvelles à 21 ou 22 ans, soit… au siècle dernier ! C’était puéril et mal foutu, mais ça parlait déjà de différence et de stigmatisation, il y avait déjà des allusions musicales… mais pas encore de bestioles bizarres comme Nanaari !

Quel est ton rythme d’écriture ?

Totalement irrégulier. Selon mes activités professionnelles et associatives, il m’arrive de ne pas écrire une ligne durant des mois. Inversement, durant d’autres périodes, je peux me permettre des séances de six à huit heures d’écriture par jour tous les jours.

Comment construis-tu ton travail ?

Tout dépend du projet. Certaines nouvelles du type de L’Horloger sont improvisées à partir d’une idée plutôt vague. Inversement, quand je veux un contexte plus précis, en S.-F. par exemple, je structure davantage : synopsis, plan, etc.

Plutôt nouvelle ou roman ?

Euh… Les deux ? Plusieurs romans en cours, d’autres à sortir… Et aussi plusieurs recueils de nouvelles et pas mal d’autres publiées par-ci par-là… Je considère que les media doivent être définis selon les idées, non l’inverse. Certaines histoires méritent qu’on y attarde, d’autres qu’on n’en tire qu’une anecdote. Certaines choses se racontent en mots, pour d’autres la photo, la vidéo, le théâtre, sont plus adaptés.

Pourquoi vouloir devenir indépendant ?

Ben… pour l’indépendance. Je suis allergique aux  » il faut  » et autres  » c’est comme ça  » et défenseur du  » do it yourself « . J’ai signé pour divers manuscrits avec des éditeurs classiques et ça se passe très bien, je n’ai vraiment pas à me plaindre (ils ont de fortes tendances punkisantes, eux aussi !), mais si je pouvais ne dépendre de personne pour d’autres projets, ce ne serait que mieux à mon avis.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Le fait de travailler comme je l’entends au rythme où je l’entends (cf. mes périodes d’écriture irrégulières, par exemple). Pas de compte à rendre, pas de deadline à respecter si ce n’est celles que je m’impose, et inversement le fait que je ne puisse m’en prendre qu’à moi-même si ça traîne ou s’il y a des erreurs.

A l’inverse, qu’est-ce qui te semble le plus compliqué ?

Personnellement, le plus dur, c’est la partie promotionnelle. Écrire, corriger, mettre en page, illustrer… pas de souci. Promouvoir, vendre, ça demande une assiduité difficilement compatible avec ma vie changeante et mouvementée actuelle.

Quel type de lecteur es-tu ?

Paradoxal. Je lis de la SFFF parce que je nage dedans et j’ai finalement peu de coups de cœur (mais je persiste), je lis diverses autres choses quand on me presse de lire de la SFFF, et plus ma PAL augmente plus je relis les romans qui m’ont marqué il y a dix ou vingt ans…

Dans ce numéro 1, tu nous parles de ton projet de recueil de nouvelles dont « L’Horloger» est l’introduction, peux-tu me raconter un peu ce qui t’inspire ?

Derrière l’esprit décalé et les contextes surréalistes, je ne parle finalement que de la vie et des soucis d’un artiste peintre et d’autres personnages (selon les nouvelles) plus ou moins en marge. Rien de plus banal : je ne raconte jamais que ma vie et celle des gens que je côtoie. Je transforme seulement le racisme ordinaire et la colère qu’il engendre en histoires de monstres et en démiurges qui modifient le réel en claquant des doigts. Ce qui n’empêche pas ces démiurges de se sentir constamment jugés et dépréciés et d’en souffrir, de se réfugier dans l’alcool ou la solitude…

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Un trait d’union entre auteurs indépendants, auquel je souhaite une belle et longue vie.

Pour ma part, j’ai lu « panda » alors je suis venu. On néglige trop souvent l’influence des pandas, des roux surtout, sur la finance, la politique et la culture mondiale. Celle des ratons laveurs, aussi.

Vous pouvez retrouver Dean sur sa page Facebook.

« L’Horloger » est disponible dans L’Indé Panda, Magazine n°1.

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