Actualités·Interview

Interview Édith Couture Saint-André

Au tour d’Édith Couture Saint-André de répondre à nos questions.
Merci à elle.

Tu as été sélectionnée pour ce premier numéro avec ta nouvelle « À cœur perdu », peux-tu expliquer sa genèse ?

Tout d’abord, merci d’avoir sélectionné ma nouvelle pour votre premier numéro. Un grand plaisir pour moi de démarrer cette belle aventure avec L’Indé Panda.

L’histoire m’est venue à la lecture d’un fait réel, publié dans un numéro du magazine Philosophie : un article sur la greffe d’un deuxième cœur pour venir en soutien de celui qui était défaillant. Ça m’a beaucoup touché. J’ai tout de suite pensé à Thor.

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

L’humour d’un certain type, noir et émouvant à la fois, faire rire sur des thèmes qui nous touchent de près, qui mettent en scène la dichotomie de l’être humain de 60 ans et plus : la fragilité qui fait sa force, la candeur doublée d’incrédulité, l’optimisme qu’il pose en contrepoids à sa crainte du pire…

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours écrit. J’ai eu la chance de grandir dans une maison pleine de livres ; il y en avait partout et je lisais tout ce qui me tombait sous la main. J’adorais me perdre dans un récit, une aventure, un pays lointain.

C’est sans aucun doute ce qui m’a donné envie d’écrire des histoires. J’avais huit, neuf ans, je les donnais à mes parents, des parents en or qui les lisaient avec bienveillance et m’encourageaient à continuer. La première, en trois volets : « Charlotte a 5 ans ». Puis elle a 6 ans et puis 7 ans.

Quel est ton rythme d’écriture ?

C’est selon. J’aime bien démarrer le matin avec ma tasse de thé et je peux écrire toute la journée sans voir le temps qui passe.

Je peux également écrire à tout moment et m’interrompre sans problème pour ensuite revenir à mon clavier. La réponse courte : pas de rythme particulier, beaucoup de souplesse.

Comment construis-tu ton travail ?

Lorsque j’ai le sujet, toute l’histoire s’écrit dans ma tête. Il ne me reste plus qu’à retranscrire sur l’écran.

Plutôt nouvelle ou roman ?

Les deux, selon le sujet. C’est le personnage central du récit qui « décide » de la formule.

Pourquoi être indépendante ?

Autonomie, liberté, latitude… sans oublier que nous sommes au XXI siècle. L’avènement du numérique a ouvert toutes les portes.

Je pense, malgré tout, que ce ne sera pas un désaveu irréversible vis-à-vis de la publication papier. Simplement, l’écrivain et le lecteur ont accès à plus de souplesse et d’agilité dans leurs choix.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Travailler de concert avec ChrisEBouquin, ma numérisatrice.

A l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Ce qui me manque, ce qui nous manque vraiment : les salons. Là où se rencontrent écrivains et lecteurs pour partager le plaisir et la passion du mot écrit.

Quel type de lectrice es-tu ?

Vorace !!! Je suis québécoise et parfaitement bilingue français-anglais, ce qui me donne accès à une quantité énorme de livres que je peux lire dans la langue d’origine. Un extraordinaire avantage parce que, entre nous, un livre bien traduit reste un phénomène vraiment très rare.

Dans ce numéro 1 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « Le dernier Noël de Lucifer », peux-tu me raconter un peu ce qui t’a inspirée ?

« Le dernier Noël de Lucifer » est la suite de « mon été avec Lucifer ». Ce qui a inspiré ce diptyque ? Une phrase prononcée avec passion par une copine lors de son 60è anniversaire : « I would kill to be 20 again »… et toute l’histoire s’est immédiatement écrite dans ma tête.

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Un partenariat gagnant-gagnant dans l’aventure de la publication numérique, l’Indiana Jones du livre numérisé !

Question bonus posée par notre lectrice, Selma sur notre page Facebook : « Pourquoi situer l’action dans un pays nordique (j’ai bien aimé, c’est juste pour savoir) et question subsidiaire : il y a vraiment du foie gras là-bas à Noël ? »

Merci pour cette question.
Je suis volontairement restée vague sur la géographie du « pays nordique » suggéré dans le récit. Mais, dans ma tête et dans mon cœur, il s’agira toujours du Canada. Et, au Canada, il y a abondance de foie gras, surtout au moment des fêtes de fin d’année.

Vous pouvez retrouver Édith sur sa page Facebook.

« A cœur perdu » est disponible dans L’Indé Panda, Magazine n°1.

Découvrez « Le dernier Noël de Lucifer » sur Amazon.

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