Interview

Interview Cindy Costes #3

Cindy Costes ayant déjà répondu à une interview « classique » et à un portrait chinois, nous lui posons quelques questions sur ses lectures. Merci à elle.

Quel est le livre qui t’a le plus effrayé ?

Je suis plus feel-good que horreur, je ne lis donc que rarement des histoires terrorisantes. Et ce qui me fait vraiment peur – le rapport du GIEC – n’est pas de la littérature. Du coup, je vais partir sur du Chattam. J’ai essayé un de ses romans, impossible de le finir, je me sentais mal. J’ai complètement occulté le titre…


Le livre qui t’a fait pleurer ?

Je suis très empathique et je m’attache beaucoup aux personnages. S’ils souffrent, moi aussi. Il n’est donc pas rare que j’aie la larmichette. Ne comptez pas sur moi pour tous les citer. Par contre, il y a un roman qui m’a beaucoup fait pleurer, car il m’a fait travailler sur mes blessures, c’est L’Éveil, d’Iléana Métivier (qui fait partie des auteurs publiés par L’Indé Panda, du reste).


Quel livre ou auteur t’a donné l’envie d’écrire ?

Tous les livres de mon enfance m’ont transmis cette passion. J’étais particulièrement fan de Fantômette !

Celle qui m’a donné envie de publier, c’est Barbara Constantine avec Et puis Paulette… On pourrait qualifier ce roman de naïf, mais il m’a bouleversée par sa simplicité des sentiments. Quelques semaines après ma lecture, je commençais sérieusement la rédaction de Et pourquoi pas ? (qui est toujours en cours d’écriture, ahum…)


Ton livre de chevet ?

Actuellement, je lis Dans la peau de Florence Clerfeuille (encore une pandette !)


Le livre que tu as le plus lu, relu et re-relu ?

Hormis mes textes avant publication, je ne relis jamais un livre. J’en ai trop à découvrir.


Si tu ne devais en garder qu’un seul ?

Mais quelle question cruelle ! Puisque je suis incapable de choisir un auteur (et encore moins un titre !), je garderais un recueil. Pourquoi pas L’Indé Panda, tiens ? 😉

Et le livre ou l’auteur que tu n’as pas supporté ?

Je suis navrée… Tolkien. J’ai terminé par lire en diagonale, histoire de finir, puisqu’on m’avait dit qu’il fallait absolument le lire. Mais honnêtement, j’ai tout oublié…

Merci Cindy. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

 Tu as été sélectionnée pour ce 11ème numéro avec ta nouvelle Un diamant à l’état pur, quelle est sa genèse ?

Cette nouvelle est la première que j’ai écrite avec l’intention de la rendre publique. J’avais envie de prendre un instantané d’un couple. Un couple inspirant, mais qu’on voit pourtant rarement en littérature. Pas assez « sexy » sans doute.

Citation de la nouvelle Un diamant à l'état pur de Cindy Costes :
"Leur premier baiser avait cette saveur particulière, agrémentée d'une odeur d'herbe mouillée. Et surtout, il était indissociable du tintement des éclats de rire.
- Paul ? Tu penses à quoi ? Tu as ton air bêta s'étonna Hélène qui était prête à continuer leur dispute habituelle."

Tu nous présentes ton roman Mon petit chat, peux-tu nous raconter ce qui t’a inspirée ?

Ce roman s’est imposé à moi. En tant que maman d’un enfant qui souffre d’une pathologie chronique, je crois que j’avais besoin d’écrire sur cette thématique.

La maladie impacte tout l’entourage. Régulièrement, on me parlait de mon courage, de mes inquiétudes. Mais personne ne songe à la fratrie, aux grands-parents, aux amis… Et pourtant, ils sont aussi en première ligne. Ils connaissent les craintes, l’impuissance. Dans Mon petit chat, je leur ai donné la parole, à eux, les oubliés.

Et puis… cette histoire, c’est également celle d’un personnage clé, chouchou des lecteurs, en hommage à mon chat noir, mon compagnon de tous les jours, qui, par sa douceur et son amour inconditionnel, me rend la vie plus facile depuis son arrivée. Je suis persuadée que, contrairement à la croyance populaire, il me porte bonheur.

Il adoucit énormément ce roman choral, qui pourrait être un drame familial, mais qui respire l’espoir. Au point d’être souvent qualifié de feel-good par mes lecteurs.

Couverture du roman Mon petit chat de Cindy Costes

Peux-tu nous parler de ton actualité ? Une sortie récente, un projet sur lequel tu travailles ?

J’ai publié une nouvelle, Elle, il y a quelques semaines. Cette histoire, je la portais en moi depuis des années, mais je n’osais pas franchir le pas. Le sujet est sensible… il s’agit de mon handicap (sans être un témoignage ou une autofiction).

Ce texte, si clivant, est dangereux pour moi. Une partie des lecteurs va le détester. Parce que je parle pour Elle, pour ses besoins à Elle. Qu’on ne veut pas forcément entendre. Que l’écriture est très particulière. Il faut avoir une certaine ouverture d’esprit pour recevoir mes mots. Peut-être aussi les lire au bon moment.

Pour l’instant, les retours sont bons, ce qui me rassure énormément. Cependant, j’ai conscience qu’en m’éloignant de ce qu’on attend de moi, je peux perdre des lecteurs ou essuyer des critiques (et le recul sera difficile). Pourtant, j’ai décidé de publier. Avec beaucoup d’angoisse, je ne le cache pas. Mais on manque cruellement de représentativité en littérature, alors qu’elle est essentielle. Une lecture a changé ma vie à tout jamais. Elle peut aider, véritablement. Et ça, ça vaut la peine qu’on prenne tous les risques.

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