Interview

Interview Marie Meyel

Marie Meyel a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

Tu as été sélectionnée pour ce onzième numéro avec ta nouvelle Dormir seul, peux-tu expliquer sa genèse ?

Au départ, j’avais enregistré cinq lignes concernant la description d’un lac dans un fichier de mon ordinateur. J’avais participé à un petit jeu d’écriture où il fallait décrire un lac. J’avais gardé ces lignes pour développer une histoire autour d’elles. Et voilà, rien ne se perd.

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’aime bien raconter des tranches de vie, mettre des personnages face à leurs choix. J’écris des romans que l’on peut qualifier de réalistes et j’aime que les lecteurs puissent se faufiler dans la peau des personnages. J’écris rarement dans le domaine noir ou thriller à part pour quelques nouvelles comme Dormir seul.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Je ne sais pas quand j’ai commencé exactement à écrire, ni quelle était ma première histoire. Mais, j’ai des traces de mes écrits de CM2. Tous les mois, on faisait un journal de classe imprimé sur la machine à alcool (je réveille des souvenirs ?) et j’ai quelques numéros où mon nom figure plusieurs fois dans chaque numéro : textes libres, jeux, poèmes, compte-rendu de sortie et même une BD et une couverture alors que le dessin n’a jamais été mon fort.

Quel est ton rythme d’écriture ?

Aucun rythme. J’ai de grandes périodes de doutes et d’accalmie et d’autres où je peux écrire tous les jours. J’ai besoin de me discipliner quand je veux sortir un projet. J’ai publié trois romans et il m’a fallu à chaque fois presque un an pour les écrire, avec des mois d’abandon au milieu.

Comment construis-tu ton travail ?

Je travaille avec un cahier pour chaque roman. J’y note tout au fur et à mesure, la chronologie, les personnages, des scènes. Mais j’écris directement l’histoire sur l’ordinateur.

Plutôt nouvelle ou roman ?

Je navigue entre les deux. Par exemple, quand j’ai écrit Les cahiers argentins, j’ai laissé tomber son écriture pour écrire en parallèle des nouvelles sur… l’Argentine. À mon avis, il y aura un recueil de nouvelles qui sortira en 2022 ! Il en manque encore mais j’ai des idées dans la tête.

Pourquoi être indépendante ?

J’ignorais tout de ce statut lors de l’écriture de mon 1er roman en 2018, je l’ai envoyé à des maisons d’édition sans succès. Et de fil en aiguille, j’ai découvert l’auto-édition. Du coup, j’ai travaillé ma couverture et je l’ai publié en août 2019. Pour les deux autres romans, je ne me suis pas posé la question de trouver un éditeur, l’indépendance me convenait.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Comme beaucoup, je dirai la liberté ! J’aime travailler ma couverture, faire la mise en page, publier et pouvoir suivre en direct la vie de mon livre. Je vois aussi beaucoup d’auteurs déçus par leur maison d’édition. Et j’ai moi-même été déçue en lisant certains romans. Les maisons d’édition pullulent et trop d’entre elles manquent de sérieux à mon avis.
En tant qu’auteure indépendante, j’ai pu aussi participer à des projets collectifs comme l’écriture de deux romans avec le groupe Chapithron ou un recueil de nouvelles avec les Péceociens (romans et recueil vendus au profit d’une association).

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La réponse classique : atteindre un lectorat. C’est évidemment là que les choses sont les plus compliquées. Après avoir écrit mon 1er roman, je suis entrée dans un monde que je ne soupçonnais pas. J’ignorais qu’il y avait tant d’auteurs, que les indépendants existaient, qu’il existait tant de maisons d’édition dont le nom m’était inconnu.
De plus, les salons du livre sont assez déserts et il m’est difficile de me vendre. Le métier de « commercial » est loin de ma personnalité.

Quel type de lectrice es-tu ? 

Je lis tous les soirs. Même si je suis fatiguée, je lis quelques pages. Avant, j’étais abonnée à la Médiathèque de ma ville (il faudra que je renouvelle mon abonnement). Mais, j’ai voulu découvrir ce monde d’auteurs indépendants et je me suis mise à lire de nombreux auteurs inconnus du grand public. Ma liseuse est bien remplie.
Je prends aussi parfois des livres dans une boite à livres.

Dans ce numéro 11 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman Je n’ai pas d’attirance pour toi, peux-tu me raconter ce qui t’a inspirée ?

J’ignore exactement la raison qui m’a poussée à l’écrire. Au départ, je n’avais pas l’intention d’écrire un roman, j’ai écrit quelques phrases, puis quelques pages et c’était parti ! J’ai commencé à l’écrire quand mon dernier fils est entré en sixième. J’ai accompagné les classes de mes fils durant de nombreuses années, et mes personnages sont issus de mes observations et surtout de mon imagination. Réaliste mais non réel !

L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

J’ai découvert L’Indé Panda après mon 1er salon des auteurs indépendants de Marseille organisé par Bertrand Peillard et Franck Esposito. J’ai donc lu plusieurs numéros et découvert de nouvelles plumes. Cela m’a donné envie de découvrir leurs romans.

Pour finir, peux-tu me parler de ton actualité ? Une sortie récente, un projet sur lequel tu travailles

En 2021, j’ai sorti un roman mi-historique mi-contemporain : Les cahiers argentins, de Marseille à Buenos Aires. On y suit le parcours de Gustave qui part en 1922 en Argentine alors qu’il est âgé de 10 ans et l’histoire de Lola qui visite l’Argentine actuelle. Pourquoi l’Argentine ? Parce que j’ai passé 5 mois en Amérique du Sud en 2013/2014 lors d’un voyage d’une année en famille, et ce continent que je découvrais m’a marquée. Les lieux sont primordiaux pour moi.

Découvrez Dormir seul dans L’Indé Panda 11

Lisez Je n’ai pas d’attirance pour toi sur Amazon :

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