Actualités·Interview·Magazine n°9

Interview Jean-Marc Bassetti

Jean-Marc a accepté de répondre à nos questions. Merci à lui !

 

Tu as été sélectionné pour ce neuvième numéro avec ta nouvelle « Ma première gare mondiale », peux-tu expliquer sa genèse ?

C’est une de mes amies Facebook qui avait publié sur sa page une photo sépia représentant une gare désaffectée. Elle y avait écrit un texte intitulé « Jamais le dimanche ». En m’inspirant de la même photo, j’ai voulu écrire un texte différent.

En fouillant, je viens de m’apercevoir que ce texte a déjà 5 ans !!!

Vous le trouverez sur mon site perso : https://www.amor-fati.fr/ma-premiere-gare-mondiale/

JM Bassetti

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’aime les nouvelles, les histoires courtes, voire ultra-courtes. Pendant plus d’un an, j’ai écrit des textes de 1000 caractères, pas un de plus, pas un de moins. Je trouve ça percutant. Bâtir une petite histoire en 14 lignes environ, avec un début, un développement et une fin.

De cette expérience, est sorti un roman : « Je m’appelle Mo » et dont le sous-titre est « 100 000 signes », car il est écrit en 100 chapitres de 1000 caractères.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé à écrire en 2007, je pense. Ma première histoire a été un souvenir d’enfance intitulé « Demain matin on ira à la pêche » et qui a été inclus dans « Souvenirs d’enfance » pour le compte de Radio France. Un ami de ma mère m’avait promis de m’emmener à la pêche. Je l’ai attendu toute la journée. C’est cette attente que je raconte dans cette courte histoire.

Cette histoire est également incluse dans le recueil « La pièce de Rosalie » (juste pour vous, si vous souhaitez la lire. )

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

Irrégulier. Je peux écrire tous les jours comme ne pas écrire pendant un mois (mais c’est rare).

Pendant un an, j’ai écrit un texte par jour. Une sorte de défi. Mais fatigant ! J’ai ensuite suivi un atelier d’écriture hebdomadaire qui nous demandait d’écrire un texte par semaine à partir d’une photo. C’était sur le site Bricabook : http://www.bricabook.fr/category/atelier-decriture/ J’ai dû écrire une centaine de textes sur ce site ; j’ai abandonné début 2019 pour me consacrer à un roman qui est terminé et que je suis en train de relire (c’est le moins drôle).

 

Comment construis-tu ton travail ?

Dans le cas d’une nouvelle courte, je l’écris d’un trait. Et en général, je conserve le premier jet, sauf si je souhaite faire paraitre le texte dans un recueil, auquel cas, je le relis et essaie de l’améliorer. Pour les deux romans, j’ai écrit au départ les synopsis auxquels j’essaie de me tenir. Mais bien souvent, je prends des libertés avec ce que j’avais prévu initialement !

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Nouvelle sans aucune hésitation. D’ailleurs, les deux romans que j’ai écrits sont bâtis en chapitres très courts, comme des nouvelles. Chaque chapitre est une courte nouvelle. J’ai horreur du remplissage et du blabla, autant quand je lis que quand j’écris.

 

Pourquoi être indépendant ?

Pour être indépendant… Ça a ses bons et ses mauvais côtés. J’aime bien publier sur mon propre site, à mon rythme, contacter les librairies, les espaces culturels, les salons, les bibliothèques, pour essayer de placer mes livres.

A contrario, l’indépendant doit tout faire, s’occuper de tout. Seul ou avec un petit réseau. Relecture, mise en page, couverture, ISBN, dépôt légal, démarchages, comptabilité, fiscalité. Et surtout faire la promotion de ses livres. L’impression de prêcher dans le désert. Écrire 150 mails et recevoir deux réponses ! On prend parfois des claques phénoménales, du type proposer son livre gratuitement pendant vingt-quatre heures et n’avoir aucune demande. Ça calme !!!

Maintenant, si un éditeur sérieux me proposait un contrat, je ne dirais sûrement pas non !!!

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Pareil que pour écrire. Irrégulier. Je peux lire six romans d’affilés comme rester deux mois sans ouvrir un livre (mais c’est très très rare). Je lis essentiellement sur liseuse que je trimbale partout.

 

Dans ce numéro 9 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton mini-roman « Je m’appelle Mo », peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

Démarré en atelier d’écriture de Bricabook, à partir d’une photo. J’ai écrit un petit texte de 1000 caractères. Et puis quelques mois plus tard, je suis parti de ce petit texte pour bâtir l’histoire. Une histoire de famille et de secrets de famille. J’ai adoré l’écrire. Et j’aime toujours autant le relire !

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Honnêtement, je connais depuis peu. J’ai lu les trois derniers numéros en entier et quelques textes des précédents. Son titre m’interpelle : Indé, comme nous, les Indés. Une belle idée pour valoriser les textes des auteurs indépendants. Une plateforme pour valoriser la littérature indépendante. J’adhère totalement.

 

Découvrez « Ma première gare mondiale » dans L’Indé Panda 9.

Lisez « Je m’appelle Mo » sur Kobo.

Suivez Jean-Marc Bassetti sur Facebook.

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