Actualités·Interview·Magazine n°9

Interview Mélanie De Coster #2

Mélanie ayant déjà répondu à une interview « classique », elle va se prêter au jeu du portrait chinois. Merci à elle.

 

Si tu étais un style ou un genre littéraire ?

Le young adult (parce que je ne vieillis pas. Syndrome de Peter Pan ON. Mais surtout parce que j’ai envie de continuer à évoluer sans me prendre trop au sérieux.)

 

Si tu étais un art ?

La photographie. Qu’est-ce que j’aime regarder autour de moi et admirer les paysages…

 

Si tu étais un livre ?

Peut-être La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski. Parce que ce livre va dans tous les sens et qu’on n’est jamais vraiment sûr de l’avoir compris entièrement, qu’il contient toujours d’autres choses à découvrir.

 

Si tu étais une émotion ?

Est-ce que le fait de rougir sans avertissement est une émotion ? Non ? Sinon quelque chose entre l’émerveillement et la mélancolie (je vous ai déjà dit que je ne faisais rien simplement ?).

 

Si tu étais un animal ?

Un loup. Parce qu’il est à la fois sauvage et fidèle, en meute et solitaire, qu’il est à sa place dans la nature, mais qu’il peut se domestiquer. Et parce qu’il est beau, d’abord.

(Bon, mes collèges des auteurs indépendants du Grand Ouest me rappellent de ne pas oublier de dire que je suis aussi une loutre. Mais ça, c’est juste pour mes livres).

 

Si tu étais un végétal ?

Le lierre. Parce qu’il s’accroche, et qu’il grimpe, et qu’il repousse, quel que soit le support près duquel il est.

 

Si tu étais un sens ?

La vue. C’est LE sens dont je ne pourrais pas me passer. Et puis, j’aime bien observer les choses et les gens à distance (même si je suis de plus en plus myope avec le temps qui passe, hélas).

 

Merci Mélanie. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

 Tu as été sélectionnée pour ce neuvième numéro avec ta nouvelle « Qui allez-vous appeler », peux-tu expliquer sa genèse ?

Au départ, je voulais écrire une nouvelle sur les limites, l’enfermement. Mais aussi sur la peur de l’autre, l’étranger, celui qui est de l’autre côté. L’idée de la frontière de sel m’est directement venue de Supernatural (oui, on a les références que l’on mérite).

J’ai choisi un compte à rebours temporel pour rythmer un peu plus l’action, et induire une tension supplémentaire. Cette héroïne va-t-elle réussir à se protéger des envahisseurs ? Et doit-elle vraiment le faire ?

Ce concept de « l’ennemi n’est pas toujours celui que l’on croit » est un thème récurrent dans mes textes, même s’il est ici montré d’une autre manière.

mélanie de coster

 

Tu nous présentes ton roman « L’attraction de la terre », peux-tu nous raconter ce qui t’a inspirée ?

L’Attraction de la terre est une suite indépendante d’un de mes précédents romans, Le Secret du vent. Il peut se lire à part, mais on y retrouve le même lieu et un grand nombre des personnages. Ainsi que des nouveaux. Je trouvais intéressant de pouvoir montrer l’évolution de la société, des gens, tout en écrivant des titres différents.

On retrouve là la crainte de l’autre, du différent, à travers les sorcières qui rejettent un pouvoir qui n’est pas identique au leur. Mais aussi via le personnage principal, Max, qui doit accepter son homosexualité au début des années 80, une époque où elle venait juste d’être dépénalisée en France. Je voulais montrer à quel point cela peut sembler ridicule de vouloir éliminer ce qui semble différent, et aussi comment cela peut être dévastateur pour tout le monde. Le tout dans un univers totalement fictionnel, avec beaucoup d’action.

Le mélange entre les éléments surnaturels et réels (j’ai été jusqu’à me documenter sur les horaires des navettes maritimes vers l’île de Sein à l’époque) a été particulièrement plaisant à travailler, tout comme la construction des personnages. J’ai pris un pari en choisissant d’un côté Gwenaëlle, une quarantenaire qui se demande si elle n’est pas passée à côté de sa vie, et Max, un adolescent qui a tout à découvrir. Et finalement, ce roman parle à toutes les tranches d’âge, donc c’est que le pari est réussi.

 

Découvrez « Qui allez-vous appeler » dans L’Indé Panda 9.

Lisez « L’attraction de la terre » sur Amazon.

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mélanie de coster

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