Actualités·Interview

Interview Florence Dalbes Gleyzes

Florence a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

 

Tu as été sélectionnée pour ce neuvième numéro avec ta nouvelle « Comme un crabe », peux-tu expliquer sa genèse ?

J’ai un peu du mal à me souvenir de ce qui a motivé l’écriture de cette nouvelle. L’héroïne, comme la plupart de mes héroïnes, est particulièrement mal à l’aise dans ses relations aux autres. Je trouvais intéressant de la confronter à son contraire, un homme parfaitement intégré dans notre société.

florence dalbes gleyzes

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Je suis dans un registre sombre et humaniste, la plupart du temps. Mes personnages ont une sensibilité exacerbée et ont du mal à trouver leur place dans la société, ce qui est particulièrement vrai pour le recueil Les indécises dont est issu Comme un crabe.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé très tôt, vers 9 ans, je crois. Inspirée par Le Club des cinq, je voulais écrire des récits avec des jeunes héros aventuriers. Puis très vite, mes héros ont été des personnages malheureux qui essayaient de retrouver un peu de lumière. Le premier petit roman que j’ai terminé, vers 13 ans, racontait l’histoire d’une jeune fille rousse plutôt malchanceuse : harcelée, elle se sentait très moche et rejetée. Son frère avait un accident… et il se passait plein d’événements tristes dans sa vie.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

J’ai du mal à trouver du temps. Mais j’ai toujours un travail en cours, voire plusieurs. J’écris assez vite, quand je peux m’y mettre, surtout pendant les vacances.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Avec le temps, je cadre mieux mes récits. Avant, j’écrivais sans me modérer, je me laisser porter. Maintenant j’essaye d’avancer par chapitre, sachant qu’il y aura tant de pages par chapitre. J’ai de plus en plus aussi l’idée globale de mon roman. Mais j’aime encore beaucoup improviser.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

J’ai été très nouvelle, et ces dernières années je n’écris que des romans.

 

Pourquoi être indépendant ?

Pour l’indépendance ! Il y a beaucoup d’attentes envers un éditeur, et je crois aussi beaucoup de déceptions.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Être indépendant c’est être libre de publier rapidement ce que l’on veut sans rien attendre de quelqu’un.

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La visibilité. Je n’ai pas forcément le temps et la capacité à travailler là-dessus. Ainsi que la légitimité. Nous ne sommes pas forcément bien perçus en tant qu’indépendant, et moi-même je manque de confiance. C’est pour cela que j’aime bien le statut hybride qui me rassure.

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Compulsive.

 

Dans ce numéro 9 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « Le fil tendu », peux-tu me raconter ce qui t’a inspirée ?

Une auteure non reconnue qui passe soudain à la lumière après avoir été enlevée par un fan hystérique. Facile, je me suis souvent demandé ce qui pourrait me permettre d’accéder à la notoriété. J

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Une occasion de participer à un mouvement qui peut transformer le statut des auteurs. Et de découvrir des talents de l’ombre.

 

Découvrez Comme un crabe dans L’Indé Panda 9.

Lisez Le fil tendu sur Amazon.

Suivez Florence Dalbes Gleyzes sur Facebook.

 

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