Actualités·Interview·Magazine n°9

Interview Adriana Kritter

Adriana a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

 

Tu as été sélectionnée pour ce neuvième numéro avec ta nouvelle « Permis de sauver », peux-tu expliquer sa genèse ?

Je l’ai écrite à l’occasion d’un concours de nouvelles dont le thème imposé portait sur les scientifiques célèbres. J’ai tout de suite pensé à Marie Curie, une femme exceptionnelle que j’admire depuis longtemps. En me documentant sur son parcours et sa personnalité, j’ai découvert un épisode moins connu de sa vie : son rôle dans la Première Guerre mondiale. À ce moment-là, je me suis dit que je tenais mon sujet !

Adriana Kritter

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Je navigue entre différents registres : émotion, tendresse, gravité, humour… Dans mes romans, les femmes sont mises à l’honneur. J’aime donner la parole à celles qui n’ont pas toujours voix au chapitre : une adolescente condamnée au bannissement, une journaliste victime de violences ou une jeune femme trahie par ses proches… Même si ces sujets paraissent graves, le ton est léger, sans pathos. Dans chacun de mes livres, j’essaie de délivrer un message positif et optimiste : il est possible de surmonter ses difficultés et de se battre pour prendre son destin en main !

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Mes parents m’ont offert une machine à écrire (bleue, en plastique 🙂 ) pour mes 8 ans. Est-ce cela qui a influencé ma vocation ? Peut-être, en tout cas, j’ai commencé très tôt à écrire des histoires. J’ai terminé un roman à 17 ans que j’ai envoyé à des éditeurs. Ils l’ont refusé, mais en me faisant quelques compliments et en me donnant des conseils. L’un d’entre eux m’a particulièrement marquée : « La littérature, c’est d’abord « Lis tes ratures » !

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

J’écris pratiquement tous les jours, le soir surtout et tard dans la nuit… Pendant les vacances aussi. Si je ne couche pas sur le papier les idées qui me viennent, je suis frustrée !

 

Comment construis-tu ton travail ?

J’ai un carnet dans lequel je note des idées de roman. La vie offre un tel foisonnement de situations qu’il se remplit très vite ! Une fois que j’ai choisi un point de départ et un personnage principal, je réfléchis aux obstacles qui vont s’accumuler sur sa route. Assez vite, j’ai une idée globale du scénario et surtout de la fin. C’est à ce moment-là seulement que je me lance dans la rédaction des différents chapitres.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

J’aime les deux genres. Mais j’ai un faible pour les romans qui permettent d’approfondir la psychologie des personnages, ce qui m’intéresse tout particulièrement. Ils évoluent au fil des pages, le lecteur apprend à les connaître, s’y attache… Tout comme moi, d’ailleurs ! À la fin de K.-O., mon roman en quatre tomes, j’étais triste de les quitter. L’envie de les retrouver me titille… Il se peut que, bientôt, j’écrive la suite de leurs aventures !

 

Pourquoi être indépendant ?

Pour la liberté et la réactivité !

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Être sur tous les fronts ! Gérer du début à la fin la réalisation du livre: travail avec le graphiste pour la couverture, mise en page, écriture, relecture, promotion… Relever des défis ! S’auto-éditer nécessite des compétences multiples et variées. Chaque jour, j’apprends, je progresse dans de nouveaux domaines : la typographie, par exemple, ou le marketing, la communication… À la fin, quel plaisir et quelle fierté lorsqu’on a son livre dans les mains !

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Conserver un équilibre entre l’écriture et la promotion. Il est parfois difficile de ne pas se laisser happer par les réseaux sociaux. J’ai créé depuis peu mon groupe sur Facebook « Femmes de méninges… » (Si vous voulez y adhérer, n’hésitez pas ! 😉 Et l’animer est tellement passionnant que, parfois, j’y passe plus de temps que je ne devrais.

 

Quel type de lectrice es-tu ?

J’étais une lectrice compulsive et dévorais allégrement thrillers, romans d’amour ou d’aventures. Depuis que j’écris à plein temps, j’ai du mal à trouver la liberté d’esprit suffisante pour me plonger dans un livre. Je le regrette un peu. Mais l’envie reviendra, j’en suis sûre.

 

Dans ce numéro 9 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « K-O », peux-tu me raconter ce qui t’a inspirée ?

De nombreuses romances mettent en scène des jeunes femmes naïves qui tombent sous le charme d’hommes virils et sexy… J’ai voulu montrer l’envers du décor : en l’occurrence, que derrière l’apollon peut se cacher un pervers narcissique violent et destructeur. Dans K.-O., l’héroïne est d’abord une victime en fuite. Peu à peu, elle surmonte son passé douloureux et atteint son objectif : prendre sa revanche et devenir une battante.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

D’abord, une mise en lumière de la nouvelle, un genre méconnu et souvent peu apprécié à sa juste valeur ; ensuite, un moyen pour les auteurs indépendants de se faire connaître et de trouver un lectorat ; enfin, la possibilité pour les lecteurs de découvrir gratuitement de nouvelles plumes ; en conclusion, un excellent concept mené par des passionnés ! Un grand merci à vous !

 

Découvrez « Permis de sauver » dans L’Indé Panda 9.

Lisez « K-O » sur Amazon.

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adriana kritter

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