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Interview Amélie Hanser

Amélie a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

 

Tu as été sélectionnée pour ce septième numéro avec ta nouvelle « Niveau 4 », peux-tu expliquer sa genèse ?

L’idée du dispositif utilisé dans la nouvelle m’est venue en lisant les différents commentaires au sujet du mouvement Metoo. Je me demandais comment on pouvait s’assurer de ni subir de harcèlement, ni risquer d’en être accusé, ni s’en rendre coupable sans le savoir. J’ai sans doute été influencée également par l’univers de la série Black Mirror qui pousse l’utilisation des nouvelles technologies jusqu’à un point extrême. Sans vouloir aller jusqu’à l’horreur, je souhaitais surtout montrer les points positifs et négatifs du dispositif sans trancher et laisser ouverte la discussion sur son éthique.

2 Hanser

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Jusque-là, j’ai écrit surtout de la fantasy avec ma trilogie. Depuis, je m’oriente sur des projets de romans historiques. Je suis plutôt à l’aise avec l’histoire et la mythologie, car c’est là ma formation, mais je suis tout même ouverte sur les mondes imaginaires. Je pense que j’y reviendrai à l’avenir.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Tout dépend si on parle du processus d’écriture propre ou d’invention. J’ai inventé ma première histoire à six ans, pour m’aider à m’endormir. Comme Morphée n’est pas vraiment mon ami, j’ai souvent de longues plages horaires pour inventer des histoires en tout genre. Ce n’est qu’à huit ou neuf ans que j’ai commencé à les mettre par écrit sans jamais vraiment les finir. C’étaient essentiellement des histoires de princes et de princesses à l’époque.
Le processus s’est vraiment développé à l’adolescence avec mes fanfictions sur l’univers de Stargate SG1. J’inventais de nouvelles missions, sur de nouvelles planètes et des nouveaux faux-dieux.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

Étant maman de deux enfants en bas âge, mon rythme est assez délétère pour le moment. J’essaie d’écrire pendant les siestes les jours où je ne travaille pas. Mais là encore, ce n’est pas régulier. Il y a des jours plus prolifiques que d’autres.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Je travaille avec un mélange de fiche de travail et de méthodes que j’ai adaptées à ma sauce.
Dans un premier temps, je suis la « méthode flocon » en cherchant à développer mon idée sur une bonne page. Ensuite, je remplis une grille par chapitre inspirée des fiches de programmation des enseignants (objectif de chapitre, échec ou réussite des personnages, listes des étapes, résultat du chapitre, apport pour la trame générale, ouverture sur le chapitre suivant).
En parallèle, je remplis une fiche personnage sur les éléments importants des personnages principaux et une autre sur leur arc narratif et leur évolution psychologique.

Il m’arrive de commencer l’écriture en parallèle et d’étoffer ses fiches au fur et à mesure. Bref, des fiches, des fiches et encore des fiches.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Plutôt roman, j’aime avoir de la place pour développer mes personnages et l’histoire.

 

Pourquoi être indépendant ?

Je pense que c’est un statut qui va de plus en plus se développer en raison du ras-le-bol des conditions imposées par certaines maisons (faible pourcentage des droits d’auteurs, liquidation sans versements, etc.) mais aussi parce que de plus en plus, on édite ceux qui ont déjà fait leurs preuves. C’est un peu comme en musique, un chanteur a souvent connu son premier succès sur internet avant de signer chez un label.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Ce que j’aime dans l’indépendance, c’est notamment d’avoir un suivi plus précis de ses ventes et une rémunération plus juste. Bien souvent, dans une maison d’édition, on apprend un an et demi plus tard comment se sont passées les ventes. Là, nous avons un suivi mensuel, ce qui permet de réajuster plus rapidement les prix ou encore la promotion sur les réseaux sociaux.

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Les librairies qui ne jouent pas le jeu. Sans maison d’édition, il est difficile d’être présent dans les rayons ou de décrocher une séance de dédicace.

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Frustrée. J’aimerais avoir plus de temps pour lire, mais en ce moment je n’y arrive pas. Plus jeune, je dévorais les livres.

 

Dans ce numéro 7 de L’Indé Panda, tu nous présentes ta trilogie « La terre des Héros », peux-tu me raconter ce qui t’a inspirée?

La terre des héros est une trilogie de fantasy qui se déroule dans un monde peuplé des descendants des héros antiques. Dans plusieurs mythologies, on retrouve l’idée d’un monde après la mort dédié aux héros (le Valhalla, les Champs-Élysées, etc.).
Mon inspiration vient d’un peu partout. Il m’arrive reprendre éléments plus ou moins gros d’un livre, d’un film, d’un cours, etc. Parfois, il m’arrive de réutiliser un paysage entier ou bien un mythe.

En fait, je crois que l’histoire reste ma source d’inspiration principale.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Une super idée ! Je trouve ça génial de se lancer dans un magazine qui propose des nouvelles avec tout le travail que ça demande. C’est aussi une très bonne opportunité pour les auteurs de se faire connaitre ou bien de proposer un texte. Ça l’est également pour les lecteurs qui peuvent découvrir de nouvelles plumes. Bref, continuez comme ça !

 

Retrouvez Amélie Hanser sur son blog.

Niveau 4 est disponible dans L’Indé Panda 7.

Découvrez La Terre des Héros sur Amazon.

Hanser

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2 réflexions au sujet de « Interview Amélie Hanser »

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