Actualités·Interview

Interview Céline Saint-Charle #5

Céline ayant déjà répondu à une interview classique, à un portrait chinois, à une foule d’interrogations sur ses habitudes de lecture et à la même foule d’interrogations concernant ses habitudes d’écriture, L’Indé Panda a choisi de lui offrir carte blanche pour une tribune sur le sujet de son choix (en rapport avec la littérature, quand même !)

 

L’écriture est une activité éminemment solitaire, forcément. Un auteur se débat avec son texte des mois durant (voire des années parfois), seul devant son clavier ou le stylo à la main.

Que l’enfantement soit aisé et rapide ou qu’il provoque d’atroces souffrances, le résultat est le même : à un moment, l’auteur va devoir se résoudre à confier son bébé à tout un tas d’inconnus, dont beaucoup qu’il ne verra jamais, et dont il ignore tout. Ces inconnus vont triturer le nouveau-né dans tous les sens, se l’approprier, le juger, en parler avec d’autres inconnus.

Commence alors le véritable enfer pour l’auteur.

Car, en dehors de certains egos démesurés persuadés d’être des génies littéraires, et qui mettent de côté leurs moindres gribouillis pour la postérité, listes de courses incluses, l’auteur lambda est généralement un être inquiet et tourmenté. Il alterne entre courtes périodes d’euphorie fiévreuse (point final d’un manuscrit, publication d’un nouveau livre…) et longs épisodes de découragement insondable (roman qui peine à trouver son public, syndrome du « à quoi bon ? » …).

Les seuls à pouvoir le faire sortir du gouffre, à lui rendre le sourire, c’est vous, les lecteurs. Parlez-lui de son bébé, dites ce que vous en avez pensé. Les retours de lecture, il n’y a rien de tel pour rebooster un auteur chancelant. Nul besoin de pondre une dissertation, juste « j’ai aimé parce que… » ou « je n’ai pas aimé parce que… ». Surtout que, contrairement à un vrai marmot, l’heureux parent est tout à fait prêt à entendre la critique négative, dès lors qu’elle reste courtoise et justifiée. Savoir par exemple qu’une majorité de lecteurs trouve que les personnages ne sont pas assez fouillés l’aidera à mieux faire pour le prochain. De même, des retours unanimes sur la qualité de l’écriture le conforteront dans l’envie de persévérer (et lui tiendront chaud au cœur les jours de petit moral).

Alors, n’hésitez pas à utiliser tous les moyens à votre disposition pour parler de l’enfant à son géniteur : blogs, réseaux sociaux, dialogue en direct lors d’une dédicace, mail, sites type Babelio, pigeon voyageur… Tout est bon pour cocooner vos auteurs favoris et les pousser à continuer.

Je pense que cela est valable pour tous les auteurs, qu’ils soient débutants ou confirmés, reconnus ou encore confidentiels (à l’exception des egos boursouflés susnommés, qui se suffisent à eux-mêmes, et qui de toute façon trouveront à redire même à une critique dithyrambique).

 

Merci Céline pour cette tribune !

Vous pouvez retrouver Céline Saint-Charle sur Facebook.

“Le champ d’orties” est disponible dans L’Indé Panda no7.

Découvrez “Nos obscurtiés” sur Amazon.

1 - Saint-charle

Une réflexion au sujet de « Interview Céline Saint-Charle #5 »

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