Actualités·Interview·Magazine n°6

Interview Zia Odet #2

Zia ayant déjà répondu à une interview « classique », elle va se prêter au jeu du portrait chinois. Merci à elle.

Si tu étais un style ou un genre littéraire ?

Le naturalisme. Zola est un de mes auteurs préférés.

Si tu étais un art ?

Si je pouvais faire un vœu, je choisirais les arts visuels. J’aimerais tant savoir dessiner !

Si tu étais un livre ?

Bonne question. Impossible de choisir.

Si tu étais une émotion ?

La sérénité, tout simplement.

Si tu étais un animal ?

Le castor, un animal qui m’a toujours fascinée par ses talents de constructeur et sa capacité à vivre entre deux mondes, la terre et l’eau. Petit clin d’œil au Québec où pousse la branche maternelle de ma famille.

Si tu étais un végétal ?

Le pommier, qui fournit fruits, ombre et bois aux hommes. La pomme est mon fruit préféré, un fruit symbolique, qui apparaît dans ma nouvelle Bal du 14 juillet. Le personnage est fier de cette pomme rouge qui semble succulente. L’apparence cache l’essence et trompe les sens.

Si tu étais un sens ?

La vue. Pour ouvrir les yeux sur le monde qui nous entoure, porter un regard positif sur les êtres, apprécier notre chance d’être en vie. À l’échelle de l’univers, la vie résulte d’une improbable conjonction de facteurs.

Merci Zia. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

Tu as été sélectionnée pour ce 6ème numéro avec ta nouvelle Bal du 14 juillet, peux-tu expliquer sa genèse ?

J’ai rédigé ce texte uchronique lors d’un atelier d’écriture. C’est un exercice difficile : en une heure trente, il faut poser sur le papier un premier jet à partir des idées lancées par les participants. Ce jour-là, le personnage central devait être un enfant… et j’ai retenu deux contraintes : un lieu (Montmartre) et un ennemi (un nazi).

Que se serait-il passé si les Français avaient eu l’autorisation de fêter le 14 juillet lors de l’occupation allemande ?

Dans ma tête trottait le douloureux souvenir du 14 juillet 2016 à Nice, un drame évoqué symboliquement dans le texte par la présence d’un camion. Le titre est à double sens : du bal aux balles.

Tu nous présentes ton roman La douce amertume du café, peux-tu nous raconter ce qui t’a inspirée ?

J’ai longtemps pratiqué sans le savoir la simplicité volontaire, avant de découvrir le désencombrement et le minimalisme. Tous les objets qui nous entourent ont une histoire et peuvent nous influencer : nous rappeler un souvenir heureux, réveiller des réminiscences douloureuses ou encombrer notre quotidien. J’ai appris peu à peu à faire des choix, à me séparer de certains objets, à simplifier ma vie pour trouver une nouvelle forme de liberté.

Début 2017, j’ai eu envie d’évoquer le désencombrement dans un texte qui s’est peu à peu étoffé pour devenir un roman. C’est l’histoire de Lisa, une jeune femme timide, mal dans sa peau, dominée par ses collègues. Après avoir lu un article dans un magazine, elle décide de désencombrer son appartement. Ouvrir les cartons, vider les placards, vendre des objets… toutes ces étapes vont la conduire à remuer la vase familiale, où se cache un lourd secret. Pendant cette descente en eaux troubles, elle va également faire des rencontres, amicales et amoureuses, pour le meilleur et pour le pire.

Rassurez-vous, la fin du roman est positive (je suis une éternelle optimiste). De rares zones d’ombre persistent, laissant au lecteur la possibilité d’anticiper les choix que Lisa pourrait faire s’il y avait une suite. Ce n’est pas prévu à l’heure actuelle (mon nouveau projet est un roman historique) mais les idées ne manquent pas. Un jour, peut-être ?

Retrouvez Zia Odet sur son blog .

1918, la dernière lettre est disponible dans L’Indé Panda n°6.

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