Actualités·Interview·Magazine n°6

Interview Vincent Ferrique

Dans le numéro 6 de L’Indé Panda, nous avons eu la joie d’accueillir quelques nouveaux venus, dont notre auteur du jour: Vincent Ferrique.

Tu as été sélectionné pour ce sixième numéro avec ta nouvelle « Le dernier chant de Cindy », peux-tu expliquer sa genèse ?

Je répondais à un appel à texte thématique sur les monstres ! J’ai tout de suite pensé que je voulais un monstre à figure humaine, voire un démon avec une gueule d’ange. Ainsi est née Cindy. Quant à ce concept de transe suicidaire, je n’ai plus la moindre idée de savoir comment cela m’est venu ! La nouvelle a été refusée, et après l’avoir retravaillé un peu, il a atterri sur le bureau de l’IDP, où il a connu un sort meilleur.

L’image contient peut-être : texte

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Je préfère tout ce qui touche à l’imaginaire (SFFF), avec une prédilection marquée pour les récits d’anticipation. Le réel m’ennuie souvent, aussi bien à écrire qu’à lire. J’évoque avec plaisir notre propre société, voire civilisation, au travers de textes qui en grossissent les traits dans un futur proche. Ce n’est pas le cas de cette nouvelle, mais bien celui du roman présenté dans l’IDP 6.

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé en mai 2016. J’ai simplement eu enfin le temps et la volonté de faire ce que j’avais en tête depuis pas mal d’années. Ma première histoire, qui devait être une courte nouvelle, est devenue mon premier roman, celui présenté dans ce numéro de l’IDP.

Quel est ton rythme d’écriture ?

Très variable. Il peut m’arriver de faire 10 000 mots dans la semaine, puis de m’arrêter durant un mois, happé par mon travail ou ma famille. Quand j’avais pris une année sabbatique en 2017-2018, alors c’était tous les jours ou presque, entre 1000 et 3000 mots. Une époque révolue, que j’espère bien retrouver un jour.

Comment construis-tu ton travail ?

En général, je construis mon histoire dans ma tête. Je sais (presque) toujours où je vais en commençant un récit, court ou long. Même si beaucoup d’idées additionnelles viennent grossir l’ensemble en cours de rédaction, l’histoire prévue est respectée. Je fais rarement un plan ou un chapitrage, une fois que mon scénario et mes personnages principaux sont clairs et complets, j’écris l’incipit et c’est parti. Le premier jet est grossier, suivi de 4 à 6 relectures in extenso, pour finir par une vérification orthographique poussée.

Plutôt nouvelle ou roman ?

Roman ! Que ce soit à lire ou à écrire, je préfère les textes qui développent tout un univers, où l’on prend le temps de s’attacher aux personnages, etc. Même lorsque je rédige des nouvelles, en réponse à des appels à texte, je tutoie souvent la limite maximale de mots autorisés. J’avoue toutefois qu’écrire des récits courts présente le net avantage que l’on a un résultat final bien plus vite que pour un roman.

Pourquoi être indépendant ?

Parce qu’aucun éditeur n’a, pour le moment j’espère, voulu de mes manuscrits.

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Pour le premier roman, ce qui m’a plu c’était de découvrir un tas de choses : j’ai amélioré mon orthographe (!), appris quantité de trucs sur la typographie, fait ma couverture et mon résumé, etc. Pour les romans suivants, cela va plus m’ennuyer qu’autre chose. Je préfère conserver ce temps pour l’écriture.

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La comm ! Je suis incapable de dire de mon boulot qu’il est super, et de l’affirmer haut et clair sur tous les réseaux sociaux. De mon point de vue, c’est à ceux qui m’ont lu de dire si le livre est intéressant (ou non, d’ailleurs !).

Quel type de lecteur es-tu ?

Vorace et rapide. Je finis toujours un bouquin, même si lorsqu’il m’ennuie je lis en diagonale. Mais je veux connaître la fin.

Dans ce numéro 6 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman L’utopie NanoTotal, peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

Clairement, j’ai été inspiré par les histoires dystopiques comme Le meilleur des mondes. Je cogite sur l’univers présenté dans L’Utopie NanoTotal depuis plusieurs années. Je désirais un environnement crédible et impitoyable, et j’ai toujours été fasciné par les sciences de la nanorobotique.

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Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Deux choses : primo, un lieu où venir se mesurer à des auteurs chevronnés, et à me permettre d’avoir une idée comment sont reçu mes textes (par d’autres personnes que ma sœur ou ma femme…). Que cela soit rejeté ou accepté, cela permet d’avoir une évaluation plus ou moins objective de mes écrits, ce qui est parfois difficile à obtenir. Secundo, une vitrine sympa pour mon roman, puisque, comme je le disais plus haut, la comm n’est pas ma tasse de thé !

Un caveau sans vitrail est disponible dans L’Indé Panda 6.

Découvrez L’utopie NanoTotal sur amazon.

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