Actualités·Interview·Magazine n°6

Interview Khalysta Farall #5

Khalysta Farall ayant déjà répondu à une « interview classique », à un portrait chinois, à une foule d’interrogations sur ses habitudes de lecture et à la même foule d’interrogations concernant ses habitudes d’écriture, L’Indé Panda a choisi de lui offrir carte blanche pour une tribune sur le sujet de son choix (en rapport avec la littérature, quand même !)

C’est toujours un réel plaisir d’être sélectionnée par ces chers pandas. 
Vous commencez à me connaître, à force, et plutôt qu’un énième interview, je vais profiter de la tribune libre que l’on m’offre pour parler de la littérature de l’imaginaire et pourquoi je pense que c’est important de la rendre accessible aux enfants.
En effet, on m’a quelques fois reproché mon style d’écriture « trop simple », mon « intrigue plutôt linéaire » ou encore très récemment que « ça n’a pas la complexité d’un Damasio ». Certes, je ne fait pas de longues phrases ampoulées, je n’invente pas 4 nouveaux mots par chapitres et les concepts scientifiques que j’utilise pour mes romans de SF restent assez vagues. Mais malgré ces critiques, je continuerai à rester « simple », car un Damasio, s’il est bien un maître dans son domaine, n’est pas accessible à un gamin de 10 ans. Et si moi, a cet âge, je n’avais pas eu tous ces livres pour m’évader, pour rêver, pour apprendre les bases de ce qu’est une société totalitaire, comment peut-on régler un conflit en évitant la guerre, comment se trouver soi-même en partant à l’aventure… Je ne serais pas l’adulte que je suis aujourd’hui. Toutes ces heures de lectures, parfois en cachette sous la couette, on forgé mon imaginaire et ma réflexion. Et si ces textes n’avaient pas été « simples » ? je ne les aurait sans doute pas lu.
Qui lit Van Vogt, Clark Ashton Smith ou Ursula Le Guin ? Des adultes qui, plus jeunes, ont été initiés par des lectures accessibles.
Alors, je veux dire MERCI.
Merci à Eric l’Homme, à Christian Grenier, Jean-Pierre Andrevon, Danielle Martignol, Gudule, Serge Brussolo et tant d’autres. Merci à tous ces auteurs qui, volontairement, on écrit des œuvres que certains qualifient avec dédain de « simplistes ». Merci à eux de m’avoir initiéeà la littérature de l’imaginaire, aux voyages extraordinaires et au dépassement de soi.
Mon rêve, en tant qu’autrice, n’est pas de gagner un prix ou d’être adulée par les critiques. Ce qui comblera mon cœur de scribouillarde, ça sera lorsqu’un adulte me citera en disant « grâce à elle, gamin, j’ai pris goût à la lecture ».

Merci à Khalysta pour cette tribune.

Vous pouvez retrouver Khalysta Farall sur Facebook.

“L’étrangère qui vit chez moi” est disponible dans L’Indé Panda no6.

Découvrez “Les moissonneurs stellaires: Protocole Zéro” sur Amazon.

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