Actualités·Interview·Magazine n°6

Interview Céline Saint-Charle #4

Céline ayant déjà répondu à une « interview classique », à un portrait chinois et à une foule d’interrogations sur ses habitudes de lecture, elle nous dévoile à présent tous ses secrets d’écrivain… Merci à elle !

As-tu des sources d’inspirations particulières ?

Aucune en particulier. Tout et rien, une intonation, un regard, une phrase lue sur le net… Je recycle aussi pas mal d’histoires que j’ai rêvées, je pense que mon cerveau prend ses aises la nuit et mouline tranquillement.

Des habitudes « spéciales écrivain » ?

De la musique, du thé, un ordinateur et c’est parti. Quand j’écris, je règle toujours le zoom de Word sur 70%, je n’ai aucune idée de la raison. C’est comme ça. Mais les écrivains sont un peu branques, c’est bien connu !
J’ai scotché en haut de mon écran une citation de Stephen King, que je lis avant chaque séance d’écriture. Elle me remet à ma juste place de « raconteuse », des fois que je me prendrais la grosse tête. Pour savoir de laquelle il s’agit, il faut montrer patte blanche avec une offrande de marchandise décrite dans la question suivante.

Dois-tu consommer des psychotropes pour écrire ? Si oui, lesquels ?

Le thé Earl Grey Provence de chez Mariage frères, le truc que tu ne trouves que chez eux et qui t’oblige à vendre les reins de ta grand-mère pour t’en payer deux grammes. Du coup, ça simplifie la vie de mes proches pour trouver quoi m’offrir trois fois par an (Noyel, prise d’âge et fête des mamounettes).
Quand je n’en ai pas, je me rabats sur le thé à l’érable canadien.

Es-tu du genre à écrire toute la journée en robe de chambre et à te laver une fois par semaine ?

Je suis du genre couche-tôt lève-tard, mais une fois debout, je déteste traîner dans mon jus avec une haleine de mangeuse d’andouillettes (que j’abhorre). En toute logique, je ne m’installe jamais devant le PC sans être douchée et pomponnée. D’autant que la douche est un moment propice à la mise en forme de petits bouts de phrases.

As-tu un stylo fétiche ?

Je suis gauchère et j’ai une écriture abominable au stylo. Je n’utilise que des feutres pointe fine. Et, non, aucun ne m’est précieux. Et heureusement, vu que je les grignote tous sans aucune délicatesse. Si un jour je suis soupçonnée d’un crime atroce, vous trouverez aisément mon ADN au bout de mes feutres.
Sur mon bureau trônent deux pots à crayons remplis à bloc, mais seuls trois ou quatre doivent encore fonctionner. Un jour, promis, je trierai.

Que préfères-tu dans l’écriture ?

La rencontre avec de multiples personnages, qui prennent vie et que je côtoie avec autant de plaisir que s’ils existaient vraiment. Et, s’ils m’enquiquinent, la possibilité de les zigouiller sans finir en prison.

Y a-t-il une chose que tu détestes par-dessus tout dans l’écriture ?

Le temps volé à la lecture. C’est le grand drame de ma vie : lire ou écrire, un choix cornélien.

As-tu déjà été frappée du syndrome de la page blanche ? Le redoutes-tu ?

Non, jamais, c’est même plutôt l’inverse ! J’ai tellement de projets en tête que je suis obligée de leur faire faire la queue avec un ticket, comme à la Sécu. Je ne le redoute pas particulièrement, si ça m’arrive, pas grave, j’ouvrirai un livre jusqu’à ce que ça revienne.
Le syndrome de l’imposteur, en revanche…. Ouille !

As-tu une méthodologie particulière pour écrire ?

Je développe une histoire dans ma tête, j’attends qu’un déclic vienne. Et je me lance dans l’écriture. Pas de plan, pas de fiches, pas de préparations. Tout au feeling, je me laisse mener par le récit. Et j’arrive parfois à un dénouement complètement différent de ce que j’avais pensé au départ.

Merci Céline. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

Tu as été sélectionnée pour ce sixième numéro avec ta nouvelle Maïa et l’homme blanc, quelle est sa genèse ?

Après avoir vu un documentaire assez ancien sur les missionnaires, j’étais assez écoeurée par ce paternalisme sûr de soi que les Européens ont mis en avant durant des siècles pour justifier les colonisations. Cette idée que notre mode de vie est forcément parfait, et que les indigènes ne peuvent qu’aspirer à en profiter, ça m’indigne.

L’image contient peut-être : texte

Tu nous présentes ton recueil de nouvelles « Pause Cigarette », peux-tu nous raconter ce qui t’a inspirée ?

Je puise mon inspiration un peu partout : livres, magazines, articles, commentaires sur les réseaux sociaux… Tout ce qui m’interpelle, me parle est matière à histoire.

Toujours à propos de « Pause Cigarette », peux-tu nous raconter une petite anecdote concernant un de tes personnages, un lieu, ton recueil en lui-même… ?

Dans les salons, il arrive fréquemment qu’on me demande s’il s’agit d’un manuel pour arrêter de fumer. La première fois, ça surprend ! Je suis restée bouche bée, incapable de répondre. Maintenant, je suis habituée.

Retrouvez Céline Saint-Charle sur facebook

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