Actualités·Interview

Interview Éric Simard

Éric a accepté de répondre à nos questions. Merci à lui !

 

Tu as été sélectionné pour ce cinquième numéro avec ta nouvelle Kamar et Hala, peux-tu expliquer sa genèse ?

Deux de mes amis et moi avons formé un club d’écriture il y a maintenant quelques années. Nous nous imposons des thèmes à contraintes, à chacun notre tour, tous les trois mois. Ma nouvelle Kamar et Hala est issue directement de l’un de ces thèmes, possiblement le plus difficile à respecter jusqu’ici, ce qui contribua d’ailleurs au départ du troisième équipier lui-même requérant du thème…

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Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’affectionne particulièrement le fantastique, l’épouvante ou la science-fiction. Comme lecteur, j’aime être désarçonné. Il est plutôt rare qu’un roman policier puisse faire le travail aussi efficacement que ces trois derniers genres. Le meilleur des mondes : les mots de Seignolle, l’imagination d’Asimov, et la poésie de Bradbury. Billy Gibbons a déjà eu ces mots : si tu décides de jouer de la musique, joue celle que tu aimerais entendre…

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

L’un de mes amis et moi avons écrit, il y a de ça plusieurs années, Les Aventures du Roi Shell (une histoire de chevaliers malappris). Bien sûr, nous étions à ce moment des pompistes dans une station d’essence…

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

Difficile à dire… Il est encore inégal. J’essaie tout de même de m’imposer une certaine rigueur.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Mes histoires sont souvent construites à partir d’une simple idée : une image forte, un évènement quelconque qui va changer le cours de ma journée, de ma soirée, ou un rêve qui va m’éveiller. Par la suite, j’extrapole la plupart du temps sans avoir de plan préétabli. D’ailleurs, le fait de connaître ma future histoire, du début à la fin, avant même d’en commencer l’écriture, met souvent un terme à l’exercice. Le plaisir de l’écrire s’évanouit.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Je suis les deux, autant pour l’écriture que pour la lecture.

 

Pourquoi être indépendant ?

Pourquoi pas ? Surtout que l’un n’empêche pas l’autre. Sans vouloir lécher des bottes, il est rare que l’on tombe sur une revue indépendante de cette qualité… Pourquoi ne pas profiter de son rayonnement ? De toute façon, si vous écrivez pour l’argent, vous faites, à mon avis, fausse route…

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Participer à une revue indépendante, lorsque l’esprit de la chose est bien respecté, vous assure souvent un cadre plus large. Vous n’avez qu’à lire les cinq premiers Pandas pour vous rendre compte de l’éventail des sujets traités et proposés : des thèmes différents pour chacune des histoires. Ce côté dingo est très attirant pour moi…

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Rien. Pour moi, il n’y a rien de dur à être publié. Peu importe que ce soit de façon indépendante ou non… La seule chose est de m’assurer que le tout soit réalisé avec compétence et respect. Aucun sculpteur ne voudrait sa sculpture exposée à côté d’une cuvette…

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Une soixantaine de romans par année, puisés dans tous les genres… Bien sûr, avec une préférence pour les catégories citées antérieurement. Ce que je préfère est de découvrir de nouveaux auteurs, lire deux ou trois de leurs meilleurs romans pour m’en faire une bonne idée, et par la suite passer à un autre. Chez moi, il y a bien Netflix sur l’ordi, mais la télé n’existe plus…

 

Dans ce numéro 5 de L’Indé Panda, tu nous présentes ta nouvelle L’homme brûlé, peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

Encore une fois un thème imposé entre trois amis qui voulaient écrire. Je me souviens qu’en plus d’être un western, comme autre contrainte, le personnage principal de l’histoire ne devait posséder qu’un bras. L’un des participants avait donc tourné son histoire autour d’un shérif manchot… Désopilant ! Autre que cette anecdote, ma nouvelle est bel et bien inspirée d’une morale qui m’est chère, mais je m’en voudrais de vous l’expliquer pour ne pas en dévoiler la chute…

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

C’est avant tout une opportunité. Une expérience de plus dans le métier d’écrivain que j’ai entamé beaucoup trop tard. Alors pour tous ceux qui hésitent encore : lancez-vous ! Pour ma part, j’espère bien sûr recommencer l’expérience avec l’ours asiatique.

 

Et enfin la question bonus posée par Bouffanges sur notre page Facebook : « Je pense avoir compris que tu ne voulais pas localiser cette nouvelle précisément, afin qu’elle puise garder son universalité. Cependant, dans ta tête, durant la rédaction, où l’imaginais-tu se dérouler ? »

Dans un milieu de guerre, simplement. Mais jamais je n’ai eu en tête un endroit bien arrêté. L’idée était de concerner le lecteur, peu importe son origine…

 

Retrouvez Éric Simard sur Facebook.

Kamar et Hala est disponible dans L’Indé Panda 5.

Découvrez L’homme brûlé sur Wattpad.

 

L'homme brûlé - Eric Simard

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