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Interview Serenya Howell

Serenya a accepté de répondre à quelques questions. Merci à elle !

 

Tu as été sélectionnée pour ce cinquième numéro avec ta nouvelle Jusqu’à ce que l’aube se lève, peux-tu expliquer sa genèse ?

Tout est parti d’un défi lancé en l’air, mais je ne sais pas dire non dès qu’il s’agit d’écriture ! Au cours d’une conversation, une amie autrice a fait une remarque sur le manque d’originalité de ses dernières lectures vampiriques. J’avais justement besoin de faire une parenthèse sur mes univers en cours, j’en ai profité pour relever le défi !

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Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

La fantasy, sans la moindre hésitation ! Même s’il m’arrive de faire des incartades du côté du fantastique ou de la poésie… Bien que ce ne soit pas le cas en ce qui concerne la lecture, je suis juste incapable de me limiter à un univers réaliste dès qu’il est question d’écriture.

J’aime énormément les univers en clair-obscur, brouiller les frontières entre ce qu’on pourrait qualifier de Bien et de Mal. Ombres éblouissantes et lumière ténébreuse, en somme. Mon sujet de prédilection ? La mort et sa dualité avec la vie. Même si dit comme ça, ça peut très vite avoir l’air glauque, promis ça ne l’est pas !

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé à écrire à 6-7 ans. On apprenait à lire avec les soi-disant aventures de Caroline et Nicolas qui ne me passionnaient pas du tout ! À l’époque, je croyais que les livres se résumaient à ce genre d’histoires et à quelques contes, alors j’ai commencé à écrire ce que je voulais lire. Et puis j’ai découvert les bibliothèques…

Sans grande surprise du coup, ma première histoire parlait d’un groupe de quatre ou cinq enfants qui partaient à l’aventure dans une forêt et… rencontraient un dragon ! Comme quoi, on ne se refait pas.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

En règle générale, j’écris un chapitre par jour, ce qui va chercher dans les 1 500 mots. Ça monte bien plus haut quand je participe à un camp d’écriture, et je frôle le zéro quand je suis en période de repos.

 

Comment construis-tu ton travail ?

En ne le construisant pas ! Plus sérieusement, je me considère bien plus comme une exploratrice qu’une créatrice. Quand un univers m’obsède suffisamment pour lui apporter l’attention qu’il réclame, j’en pousse la porte et je vais voir ce qu’il a à me raconter. Et c’est certainement pour ça que je me retrouve rapidement avec des sagas à première vue interminables !

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Roman ! C’est bien plus pratique pour les sagas interminables ! En ce qui me concerne, je n’écris de nouvelles que lorsque j’ai besoin de prendre un peu l’air loin de mes projets en cours.

 

Pourquoi être indépendant ?

Je ne sais pas si on peut réellement parler d’auteur indépendant dans mon cas, puisque je ne me « vends » pas. À l’heure actuelle, tout mon travail est disponible gratuitement sur diverses plateformes de lecture ainsi que sur Youtube.

Cette situation me permet de perfectionner mes textes en suivant les réactions des lecteurs ou leurs remarques.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

C’est la proximité avec le lectorat que j’apprécie tout particulièrement. Pouvoir avoir les réactions à chaud, les spéculations et autres théories au fil de la publication, c’est très formateur. Ne serait-ce que pour vérifier que les questions ainsi que leurs réponses apparaissent au bon moment dans le récit, ou que l’attachement à tel ou tel personnage marche bien…

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La visibilité, sans doute, même si je ne cherche pas forcément à avoir un lectorat ultra étendu. Il y a tant d’auteurs et de textes sur les plateformes de web-publication qu’on se sent très vite tout petit et insignifiant.

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Hmmmm. Compulsif chaotique ? Je ne vais pas lire pendant des mois, trop occupée à écrire, et puis soudain je vais dévorer un roman en deux jours. Mais il y a une petite fan-girl surexcitée en moi qui trépigne dans les rayons des librairies quand elle croise enfin le livre qu’elle attend depuis un moment !

 

Dans ce numéro 5 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman Le cycle de Dënorh, premier tome de ta saga Les Aînés, peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré?

L’idée de départ a surgi sans crier gare tandis que je travaillais sur un autre projet. Il était question de magie élémentaire, et je me suis fait la réflexion qu’il était heureux que Vie et Mort ne fassent pas partie du panel, sinon les choses deviendraient rapidement plus chaotiques. Allez savoir pourquoi cette opposition a pris la forme d’un affrontement entre deux dragons, mais Lëysha et Asroth étaient nés et j’ai rapidement dû me résoudre à abandonner mon projet en court pour me pencher sur leur histoire. Ils ne me quittent plus depuis !

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

L’Indé Panda, c’est une très belle initiative, l’assurance d’une lecture de qualité et de belles découvertes à chaque numéro. Et encore beaucoup de surprise de faire partie de celui-ci !

 

Et notre question bonus, posée par Iléana Métivier sur notre page Facebook : « Tu nous présentes ton premier roman qui est en version audio. Pourquoi ce choix plutôt que le livre papier ou l’ebook ? »

En vérité, mon roman est tout autant disponible en ebook qu’en audio, sur plusieurs plateformes de webpublication. Pas de version papier en revanche, mon travail n’est qu’à l’état de premier jet pour le moment et je doute qu’il ait les qualités requises pour aller aussi loin.

Pourquoi avoir choisi de mettre l’audio en avant, plutôt que l’ebook ? Simplement pour faire sortir un peu de l’ombre ce format qui a encore du mal à se faire sa place dans notre horizon littéraire.

Quant à savoir pourquoi j’ai choisi de me pencher sur le format audio, il s’agit presque d’un hasard ! Mon frère est curieux de mon travail mais la lecture ne fait clairement pas partie de ses loisirs. C’est lui qui a lancé l’idée d’une version audio qui lui serait plus accessible et, quitte à passer du temps en enregistrement et montage, je me suis dit que cela pouvait tout autant profiter à d’autres !

 

Retrouvez Serenya Howell sur Facebook.

Jusqu’à ce que l’aube se lève est disponible dans L’Indé Panda 5.

Découvrez Le cycle de Denörh sur Youtube.

 

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