Actualités·Interview·Magazine n°5

Interview Balthazar Tropp #2

Balthazar Tropp ayant déjà répondu à une « interview classique », il va se prêter au jeu du portrait chinois. Merci à lui.

 

Si tu étais un style ou un genre littéraire ?

Si j’étais un genre littéraire, je serais le roman tremblotant. Bourré de punchlines plus flamboyantes les unes que les autres, et une écriture qui tremble. Parce qu’en vrai, écrire, ça fait peur.

 

Si tu étais un art ?

Je serais l’écriture du dimanche, tous les jours, sauf le dimanche.

 

Si tu étais un livre ?

Si j’étais un livre, ce serait Ulysse, de Joyce. Parce que je n’ai rien compris et que ça me fait me sentir intelligent.

 

Si tu étais une émotion ?

Le doute, est-ce que c’est une émotion ? Je ne sais pas trop… Allez, je tente, le doute ! Parce que les rares fois où je ne doute pas, qu’est-ce que je m’ennuie.

 

Si tu étais un animal ?

Un lion, évidemment ! Non mais quelle question, comment pourrait-on vouloir autre chose qu’être un Lion !

 

Si tu étais un végétal ?

Sans hésitation, le Lierre. Une bonne plante bien de chez nous, rustique, et pas de chichi avec ça, ça se bouture dans une bouteille de bière, ça grimpe ça monte ou ça rampe en fonction du contexte, ça vient pas nous faire chier avec des histoires de fleurs.

 

Si tu étais un sens ?

Disons que je pourrais abandonner sans trop de regret le goût et le toucher. Mais j’ai rencontré une fille. Elle est belle, elle sent bon et elle dit des jolies choses. Alors laissez-moi en profiter un peu.

 

Merci Balthazar. Nous allons finir par quelques questions concernant tes écrits découverts dans ce numéro :

Tu as été sélectionné pour ce cinquième numéro avec ta nouvelle Le méchant petit cordonnier, peux-tu expliquer sa genèse ?

C’est une nouvelle que j’ai écrite l’été dernier. J’avais envie de faire une histoire sur l’ambition, en tout cas sur la forme que pourrait prendre l’affrontement de deux ambitions différentes, celle d’un artiste et celle d’un entrepreneur. Et puis y’a mon petit cordonnier, je l’aime bien, j’ai un truc avec les artistes manuels, quelque chose de l’ordre du fantasme.

Je ne suis pas sûr d’avoir été très clair dans cette nouvelle. Enfin moins que dans d’autres. J’espère que ça passe quand même…

6 Tropp

 

Tu nous présentes ton roman Biodégradable, peux-tu nous raconter une petite anecdote concernant un de tes personnages, un lieu, ton roman en lui-même… ?

Eh ben Biodégradable sort en anglais ! Je sais que les lecteurs français n’en ont rien à foutre, mais quand même, ça fait plutôt plaisir !

L’idée est née un midi de gueule de bois, à Prague, avec mon pote Canadien Luc Lendrum. Il savait à l’époque que je venais d’écrire le bouquin, en fait il avait lu le manuscrit, enfin bref il m’a proposé de le traduire. J’ai dit oui bien sûr, même si à l’époque je rigolais doucement. En vrai je n’aurais jamais pensé qu’il traduirait plus de trois pages. Et puis voilà. Il l’a fait ce con. Comme quoi on ne se méfie jamais assez des Canadiens…

 

Vous pouvez retrouver Balthazar sur sa page auteur Amazon.

Le méchant petit cordonnier est disponible dans L’Indé Panda 5.

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Biodégradable - version anglais - Balthazar Tropp

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