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Interview Florence Clerfeuille

Florence a accepté de répondre à nos questions. Merci à elle !

 

Tu as été sélectionnée pour ce quatrième numéro avec ta nouvelle Au bout du silence, peux-tu expliquer sa genèse ?

Je connais un couple qui ressemble fortement à Paul et Marie-Hélène au début de l’histoire et j’ai eu envie d’imaginer comment cela pourrait finir si ces deux personnes continuaient à camper sur leurs positions. Cela correspondait aussi, sans doute, à une envie de faire réagir les gens qui peuvent se trouver dans cette situation.

Florence Clerfeuille - Au bout du silence

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Non, je n’ai pas de registre précis. Il m’est arrivé d’écrire du polar, de la science-fiction, de la fantasy… mais ce que je préfère, c’est le contemporain réaliste. Ce qui m’intéresse le plus, ce sont les relations entre les gens, les émotions qui les percutent et les font avancer. C’est là-dessus que j’ai envie d’écrire.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Dès que j’ai su tenir un stylo, ou presque ! Je me souviens d’une rédaction à sujet libre quand j’étais au primaire : j’avais écrit un débat entre le sel et le poivre, chacun des deux tentant de prouver qu’il était plus important que l’autre.

Plus tard, au lycée, j’ai rempli des tas de cahiers de poèmes (je les ai toujours). Étudiante, j’ai écrit des nouvelles et un début de roman, dont je ne saurais dire ce qu’ils sont devenus. Je me suis vraiment mise à écrire beaucoup plus tard.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

Si seulement j’en avais un ! C’est mon gros défi : trouver un rythme régulier qui me convienne. Jusqu’à présent, je n’y suis pas arrivée…

Depuis 2013, je fais le NaNoWriMo. Pendant un mois, j’écris sans problème une heure et demie à deux heures chaque jour, mais après, je suis complètement séchée. Je n’écris plus qu’en pointillés, de façon très irrégulière. La seule constante, c’est que j’écris plutôt le soir, après le dîner : 21 h – minuit, c’est mon créneau de prédilection.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Ce sont d’abord les personnages qui viennent à ma rencontre. Ensuite, une situation de départ. Ou, au contraire, une chute. L’intrigue se construit petit à petit, mais de façon assez sommaire. Ensuite, j’écris au fil de l’eau. Je planifie très peu. En tout cas, je n’écris pas de plan. Tout est dans la tête.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Les deux, mon capitaine ! J’aime le roman parce qu’il permet de développer toute une intrigue et de passer plus de temps avec ses personnages. J’aime la nouvelle pour son côté synthétique, qui correspond à ma façon naturelle de m’exprimer, et pour la surprise de la fin. En fait, dans mon écriture, j’alterne les deux. La nouvelle me sert alors de respiration entre deux textes plus longs.

 

Pourquoi être indépendant ?

Pour pouvoir publier exactement ce dont j’ai envie, au moment où je le désire. Pour la satisfaction de ne rien devoir à personne d’autre. Pour la proximité avec les lecteurs.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

La liberté qu’il procure, notamment en ce qui concerne les textes. J’écris vraiment sur ce qui compte pour moi à un instant donné et dans le genre qui me fait envie. Cela ne veut pas dire que je ne tiens pas compte de l’avis des autres, mais que je m’octroie la décision finale. Mes textes sont donc le reflet exact de ce que j’ai envie de partager.

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Comme pour la plupart des indépendants, je suppose, le fait de me promouvoir. « Vendre » le livre de quelqu’un d’autre est toujours beaucoup plus facile ! Mais j’ai appris à faire avec. À contacter des prescripteurs et des médias, à parler de moi. Maintenant, il m’arrive même d’y prendre plaisir.

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Vorace et éclectique ! Je lis beaucoup, dans des genres assez variés, en papier comme en numérique. Pour le papier, j’emprunte des livres à la bibliothèque de mon village. J’en achète aussi quelques-uns : ceux qui m’ont vraiment plu, que je veux « voir », et ceux que je veux pouvoir annoter. Dans ce cas, il s’agit souvent de livres de développement personnel.

En numérique, je lis surtout les autres auteurs indépendants, en privilégiant ceux avec lesquels je suis en contact direct via les réseaux sociaux. Le souci, c’est qu’ils sont de plus en plus nombreux et souvent prolifiques !

 

Dans ce numéro 4 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman Le frisson de la liberté, peux-tu me raconter ce qui t’a inspirée ?

Un jour, une amie m’a raconté les difficultés qu’elle avait eues à se faire prescrire la pilule en 1968. La contraception était pourtant légale… et elle était accompagnée de son mari ! Cela m’a fait prendre conscience de l’évolution qu’il y avait eu dans ce domaine au cours des cinquante dernières années et cela m’a donné envie d’écrire, de façon plus large, sur l’évolution de la condition féminine. J’ai donc construit une saga familiale sur trois générations. Le Frisson de la liberté en est le premier tome.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Une excellente façon de découvrir de nouveaux auteurs et la preuve que l’autoédition produit des tas de choses de bonne qualité !

 

Et voici la question bonus posée par Cindy Costes sur notre page Facebook : « J’ai adoré ta nouvelle (et ton roman promu.) Tu écris dans différents genres, peux-tu nous en dire plus ? (dans quel genre était ta première publication, où es-tu le plus à l’aise…) Merci. »

J’écris dans différents genres parce que je n’ai jamais aimé rester dans une case. Chaque projet correspond à mon envie du moment et je suis loin d’avoir tout testé !
Ma toute première publication date de 2002. C’était un témoignage romancé, intitulé Tranche de vie humanitaire, que j’ai écrit au retour de ma première mission : deux ans en Angola qui m’avaient bien secouée (et un peu dégoûtée de l’univers des expatriés). L’action se passait dans un pays imaginaire, mais toutes les situations vécues par le héros correspondaient à du vécu.
Aujourd’hui, c’est dans le genre du Frisson de la liberté que je me sens le plus à l’aise et le plus à ma place : c’est de la littérature contemporaine où la fiction est étroitement liée au contexte historique. Relier mes personnages aux événements qui secouent leur époque, c’est ce qui m’intéresse le plus. Avec des préoccupations sociales et humanistes en toile de fond.

 

Retrouvez Florence Clerfeuille sur Facebook.

Au bout du silence est disponible dans L’Indé Panda no4.

Découvrez Le frisson de la liberté sur Amazon.

Le frisson de la liberté de Florence Clerfeuille

 

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