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Interview Lawrence Singclear

Lawrence Singclear a accepté de répondre à quelques questions. Merci à lui !

 

Tu as été sélectionné pour ce quatrième numéro avec ta nouvelle Éternité, peux-tu expliquer sa genèse ?

L’idée première vient d’un article traduit sur le site internetactu.net qui parlait des voyages spatiaux et de ce qu’il faudrait pour créer une biosphère viable.

Je me suis aussi intéressé au mouvement du transhumanisme avec cette promesse de vie éternelle grâce à la génétique et aux machines.

J’ai réfléchi à tout ça et je me suis dit : imaginons qu’on arrive à construire un immense vaisseau spatial où les voyageurs pourraient y vivre des centaines d’années, voire éternellement, comment occuperait-il leur temps ? Qu’est-ce qui leur donnerait envie de continuer ?

Lawrence Singclear - Éternité

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Au début, lorsque je me suis mis à écrire des livres, je voulais absolument faire de la fantasy. Ensuite, j’ai eu une période où j’ai écrit une histoire de zombie, puis j’ai fait un livre plus contemporain et maintenant je dirais que j’ai envie de faire de la science-fiction.

Je parle de tout et de rien dans mes textes. Même si en ce moment, j’aborde les questions du pouvoir, de la morale, voire de la religion dans mes dernières œuvres.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

J’ai commencé à écrire lorsque j’étais très jeune. Je pense que ça devait être au primaire. J’aimais bien les sujets de rédaction libre où on pouvait faire ce qu’on voulait. À l’époque, ma passion était les animaux sauvages et j’avais écrit une histoire sur un lapin qui chassait et mangeait un lapin. En y repensant, ça devait paraître étrange d’écrire ce genre de chose à 8 ou 9 ans…

Plus tard au collège, avec des amis, on s’est mis à écrire des histoires et à se les échanger. À l’époque, je me souviens que mes textes parlaient de ninja et de complot tentaculaire. Bon évidemment, c’était avant l’époque d’internet tout ça, dans les années 90.

Je me suis mis à écrire plus sérieusement quand j’étais à la fac dans les années 2000.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

J’écris surtout quand je suis inspiré. Malheureusement, ça n’arrive pas tous les jours et je reste parfois plusieurs semaines sans rien écrire. Heureusement, une fois par an, je peux faire confiance au Nanowrimo qui me met au pied du mur et m’oblige à sortir mes 50 000 mots.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Je ne construis pas vraiment mon travail. Je me laisse porter au gré d’article de journaux ou d’émission de télé qui m’intéresse. Je construis mentalement une histoire avec un point de départ et une ligne d’arrivée. Entre les deux, j’improvise en général. J’écris toujours de manière chronologique sinon je sais que je risque de me perdre.

Durant l’écriture, je fais quelques recherches, mais c’est surtout pour m’aider dans mes descriptions.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Je dirais roman ! Depuis que j’écris, j’ai voulu développer des univers et les textes longs me permettaient plus de liberté. Ce n’est que récemment que je me suis mis aux nouvelles. Je trouve que les nouvelles m’obligent à organiser mon propos et à le rendre plus efficace.

 

Pourquoi être indépendant ?

C’est venu comme une évidence. J’ai pensé à faire connaître mes textes sans forcément passer par la case éditeur. Au commencement, je les diffusais sur In Libro Veritas. Avec l’explosion de l’auto-édition, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

J’apprécie la rapidité entre l’écriture et l’édition. Par exemple pour 42, je l’ai rédigée en novembre 2016 et je l’ai sortie en mai 2017.

J’ai bien aimé aussi les différents retours que j’en ai eus des blogueurs.

Enfin, concevoir moi-même la couverture m’a appris tout un tas de choses et m’a obligé à sans cesse m’interroger.

 

À l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

La promotion est clairement le plus dur pour moi. Arriver à se faire connaître un minimum est un vrai chemin de croix. Une fois publié, votre roman est perdu au milieu d’une foule d’autres textes. Il n’est guère aisé d’attirer le lecteur quand on est un parfait inconnu.

Quoi qu’il arrive, je pense qu’il faut rester réaliste quand on est indépendant. Il ne faut pas s’attendre à faire un best-seller dès le premier essai. J’ai lu sur le net que la meilleure des promotions était d’écrire un autre livre.

 

Quel type de lecteur es-tu ?

Je suis du genre à lire un peu, mais régulièrement. Depuis que ma compagne m’a offert une Kindle, je lis essentiellement des auteurs indépendants. J’affectionne beaucoup la science-fiction en ce moment et j’ai découvert quelques pépites cachées au fin fond de la rubrique e-book d’Amazon.

 

Dans ce numéro 4 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman 42, peux-tu me raconter ce qui t’a inspiré ?

42 est un mix de plein de choses. Il y a un peu de Battle Royal, quelques codes des films « survival », une pincée de mystère, une dose de Mad Max, quelques réflexions sur le pouvoir et un peu de Platon (mais c’est une inspiration bien planquée).

Faire un résumé en dévoilant le minimum de l’intrigue a été bien compliqué. Je voulais vraiment que le lecteur découvre ce texte en ayant le moins d’a priori. Mon but était clairement de surprendre le lecteur avec quelques rebondissements bien choisis.

Je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler les éventuels futurs lecteurs.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

La première fois que j’ai découverts L’Indé Panda, j’ai su que j’avais envie d’en faire partie. Pour moi, le magazine est avant tout sérieux et d’une grande qualité.

Je ne cacherais pas que c’est une occasion en or pour faire découvrir mes univers à de nouveaux lecteurs.

En tout cas, ça a marché pour moi vu que j’ai découvert de nouvelles plumes. Donc finalement, je pense que L’Indé Panda, c’est surtout un moyen de faire plaisir à de nouveaux lecteurs !

 

Et voici la question bonus posée par Mor Khaan sur notre page Facebook : « J’ai trouvé que ton histoire se rapprochait beaucoup de certaines nouvelles de Philip K Dick dans son questionnement sur le sens de l’existence et de la réalité. T’es-tu inspiré de lui ?« 

Dire que je me suis inspiré de lui serait mentir, mais dire l’inverse ne serait pas vrai aussi. On dira que Philip K Dick a tellement jalonné la SF moderne que ses interrogations restent toujours d’actualité. D’ailleurs, avec les progrès de la science, des choses qui paraissait lointaines dans les années 60 semblent aujourd’hui à porté de main. Lorsque j’ai écrit ma nouvelle, je me suis demandé à quel moment des humains devenaient-ils des robots et aussi l’inverse. Qu’est-ce qui ferait qu’un robot serait plus vrai qu’un humain ? La réponse à cette interrogation était l’art, dans Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? les machines deviennent autre chose grâce à l’empathie et de mon côté, je me suis dit que l’art pouvait créer cette empathie et donc transcender de simples circuits électroniques. Bon, heureusement pour le moment, ça reste de la SF, mais qui sais de quoi demain sera fait ?

 

Retrouvez Lawrence Singclear sur son site.

Éternité est disponible dans L’Indé Panda no4.

Découvrez 42 sur Amazon.

 

42 de Lawrence Singclear

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