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Interview Solenne Hernandez

Pour ce second numéro, c’est Solenne Hernandez qui commence à répondre à nos questions.
Merci à elle.

Tu as été sélectionnée pour ce second numéro avec ta nouvelle « Je m’appelle Marion », peux-tu expliquer sa genèse ?

J’ai été inspirée par le thème imposé d’un concours de nouvelles, qui n’était autre que « Couleurs ». J’aime ce type de concours parce que c’est un excellent moyen de sortir de sa zone de confort. J’ai essayé de me concentrer en fermant les yeux, et des petites taches de lumières sont apparues, comme ça le fait souvent quand on ferme les paupières. Je tenais mon angle ! Et ensuite, sans réfléchir, j’ai commencé à écrire.

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Si vous l’aviez raté, l’avant-goût de cette nouvelle 😉

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Je ne sais pas si je suis plus à l’aise dans un registre particulier, ou si je sais au contraire que certains registres ne sont pas faits pour moi ! Par exemple, je suis incapable d’écrire un policier ou une romance. Je suis davantage attirée par l’imaginaire, la science-fiction ou encore les dystopies. J’aime créer un univers à part, différent, qui s’ancre – ou non, d’ailleurs – dans notre réalité.

Et plus j’écris, plus l’on me fait remarquer qu’il y a souvent un thème récurrent dans mes histoires : les souvenirs, les rêves. C’est un peu détourné dans Je m’appelle Marion, mais finalement ce qu’il voit quand ses proches s’expriment, c’est le souvenir qu’il a d’eux. Dans La Rumeur, le point d’ancrage n’est autre que le rêve. Dans Memoriae, que j’écris sur Wattpad, l’héroïne principale est Gardienne des Souvenirs.

Je ne sais pas ce que ça signifie, mais c’est assez prégnant !

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu écrire des livres. Depuis que je suis toute petite, je rêve d’écrire des histoires. La toute première était illustrée – oui, oui ! C’était l’histoire de tortues qui allaient faire leurs courses au supermarché, Atac. Une véritable épopée.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

J’essaie de ne rien m’imposer et d’écrire quand l’inspiration me vient. Je me donne simplement des dates butoirs pour être certaine d’être dans les temps et pour ne pas perdre le fil de l’inspiration ou de la créativité. Pour le troisième tome de La Rumeur, je veux avoir terminé l’écriture début mai pour pouvoir relire, rerelire et rererelire pour corriger le tout et pouvoir le publier début juin. Je sais donc que je vais commencer à écrire en janvier, pour ne pas être pressée par le temps et bâcler l’écriture.

Mon rythme est légèrement différent avec Memoriae. Initialement, j’avais convenu avec moi-même d’en publier un chapitre par semaine, mais je n’ai malheureusement pas toujours le temps de le faire. Alors j’essaie d’en publier un au moins une semaine sur deux, et si ce n’est pas le cas ce n’est pas grave. L’essentiel est que l’histoire progresse.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Tout dépend de ce que j’écris. Pour La Rumeur – Tome 1 : La Fuite, j’ai écrit sans filet. Je ne savais que quelques éléments clefs de l’intrigue et je laissais les personnages m’y mener. Pour La Rumeur – Tome 2 : L’Espoir, j’ai procédé autrement. J’ai d’abord élaboré un synopsis pour savoir, chapitre après chapitre, les grandes lignes de l’action et le cliffhanger final. Au moment de la rédaction, cela m’a permis de garder énormément de liberté mais de malgré tout rester cohérente avec le premier Tome, qui soulève beaucoup de questions. C’est sans doute ainsi que je vais procéder pour le Tome 3 !

Pour ce qui est de Memoriae, en revanche, je ne prépare rien. J’y vais au feeling, comme on dit. Je n’ai aucune idée de là où je veux arriver, ni comment. J’essaie de ne pas me mettre de barrière et advienne que pourra !

C’est encore différent quand j’écris une nouvelle. Généralement, c’est la chute qui me vient en premier ! Alors j’écris, jusqu’à ce que tout s’enchaîne logiquement jusqu’au point final.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Joker ? Ce n’est pas du tout le même exercice, pour moi. Les nouvelles, je les écris en one shot. Je m’installe à mon ordinateur ou devant mon carnet, et j’écris sans m’arrêter jusqu’à la fin. Pour les romans, c’est différent. J’écris un chapitre à la fois. Je le relis, je le corrige. Je réécris. Puis je passe au second. Et je relis le premier, puis le suivant, je corrige, je réécris, et ainsi de suite.

Alors je prends les deux ! Les nouvelles sont comme des bouffées d’oxygène quand l’inspiration pour un roman s’essouffle légèrement.

 

Pourquoi être indépendante ?

Je dois avouer qu’au début, je ne savais pas ce qui m’attendait. J’ai simplement voulu voir se concrétiser mon rêve : tenir mon propre roman entre mes mains. Puis ensuite, j’ai mesuré l’ampleur de ce que cela signifiait et j’ai découvert un univers riche en rencontres, en échanges et plein de bienveillance.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

C’est génial de pouvoir échanger directement avec les lecteurs, de savoir que des inconnus vont plonger dans nos univers et venir nous en parler par la suite. C’est également un statut qui permet à l’auteur de faire ce qu’il veut quand il le veut. Organiser un concours, proposer une offre ponctuelle… Il y a beaucoup de liberté.

 

A l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Le plus difficile, c’est sans doute de se faire connaître et de donner envie à des lecteurs qui n’ont aucune idée de qui je suis de me lire. Je ne parle pas de vente, mais bel et bien de la découverte, de la lecture pure. Les lecteurs n’ont pas toujours confiance en ce que peut proposer le monde de l’auto-édition et c’est dommage parce que tous les retours sont importants, pour s’améliorer, affiner sa plume et grandir.

 

Quel type de lectrice es-tu ?

Une rêveuse ! J’ai besoin qu’un livre me fasse voyager loin de la réalité. Que l’univers soit noir ou au contraire plein de paillettes m’importe peu, tant que je peux rêver. J’ai beaucoup plus de mal à lire des romans historiques, ou des biographies par exemple. En revanche, quand j’aime, je dévore. J’adore cette sensation d’impatience au creux du ventre quand on n’attend rien d’autre que de pouvoir rentrer chez soi et lire un nouveau chapitre d’une histoire. C’est une sensation unique et fascinante.

 

Dans ce numéro 2 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton roman « La Rumeur – Tome 1 : La Fuite », peux-tu me raconter un peu ce qui t’a inspirée ?

Je crois que La Rumeur s’inspire de la réalité, de notre monde actuel. Si l’on s’en tient aux médias, aux événements tragiques, douloureux, horribles qui nous sont énoncés tous les jours, comment ne pas envisager un avenir sombre, noir, effrayant ? Pourtant, si l’on y regarde bien, il y a encore des choses belles autour de nous. Des sourires, des seconds souffles, du soleil, et un peu de magie. J’ai l’impression que la réalité essaie d’étouffer nos rêves, mais je m’y refuse. C’est sans doute ça qui a inspiré La Rumeur.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Une excellente idée ! Le moyen idéal pour les lecteurs de découvrir tout en douceur de nouvelles plumes qu’ils n’auraient peut-être pas croisées au détour de leurs lectures classiques. Le moyen idéal pour les auteurs de se donner à découvrir. C’est une très jolie aventure, qui me donne envie d’écrire encore plus de nouvelles Merci d’ailleurs à toute l’équipe pour sa bienveillance et son énergie !

 

Question bonus posée par notre lectrice, Mor sur notre page Facebook : « De quelle couleur imagines-tu ta propre voix ? »

Ouh, question difficile… Ce dont je suis certaine, c’est que ma voix est un camaïeu. Avec plein de nuances, impossible à figer. J’ai tendance à être très expressive et émotive, du coup si ma voix était une couleur elle retranscrirait cet aspect imprévisible, prêt à changer d’une seconde à l’autre selon une émotion et son intensité. Je pense qu’elle resterait dans les tons verts, qui en plus d’être ma couleur préférée est celle de l’espoir. Et que quoiqu’il arrive, l’espoir, je ne le lâche pas.

 

Vous pouvez retrouver Solenne sur Twitter.

« Je m’appelle Marion » est disponible dans L’Indé Panda n°2.

Découvrez « La Rumeur – Tome 1 : La Fuite » sur Amazon.

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3 réflexions au sujet de « Interview Solenne Hernandez »

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