Actualités·Interview

Interview Amria Jeanneret

Au tour d’Amria Jeanneret de répondre à nos questions.
Merci à elle.

Tu as été sélectionnée pour ce premier numéro avec ta nouvelle « Ad vitam aeternam », peux-tu expliquer sa genèse ?

Je faisais des recherches pour un autre appel à textes, une nouvelle avec des notions de paranormal, quand je suis arrivée sur une page qui parlait du célèbre comte de Saint-Germain, l’histoire complexe de cet homme m’a inspirée et l’idée d’écrire sur un immortel blasé s’est alors imposée à moi.

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

Le fantastique et un zeste de fantasy. J’aime bien décortiquer les relations entre les personnages et quand un univers, une situation à priori banals basculent dans l’étrange et tout devient possible. Je dois aussi être un peu fleur bleue, les amours compliquées s’invitent parfois dans mes textes, une sorte de fil rouge en arrière-plan.

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Pour ne pas être originale, depuis toute petite. Après avoir appris à lire et que mes gribouillages n’étaient plus suffisants pour raconter mes histoires. J’ai eu un grand break durant des années, avant de ressentir le besoin de reprendre l’écriture et de partager.

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

Si l’inspiration ou les corrections l’exigent, j’écris le matin, parfois l’après-midi et quelques fois le soir.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Je suis plus une jardinière. Je sème une minuscule graine qui peut être un début de phrase, un titre, une image, un dialogue ou un personnage, n’importe quoi qui m’inspire pour ce texte-là. Puis je l’arrose soit en me documentant sur le sujet, soit en laissant venir les idées, afin qu’elle germe. Des fois ça porte ses fruits, d’autres, je me retrouve dans une impasse, et soit je laisse tomber, soit je reprends tout et pars dans une autre direction.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Pour le moment, je suis plus à l’aise dans les formats courts. Je m’essaye au roman, mais je dois encore travailler ma méthode pour développer une histoire à grande échelle, plus complexe.

 

Pourquoi être indépendante ?

Une certaine liberté, je peux expérimenter des choses qui ne passeraient sans doute pas en édition traditionnelle. C’est aussi un bon moyen d’avoir des retours et de pouvoir s’améliorer. Le texte n’est pas figé dans le marbre. Je parle bien sûr de ma page Wattpad, et non d’une auto-édition définitive.

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Encore une fois, c’est la liberté, je découvre à peine les possibilités de s’éditer soi-même sur une plateforme.

 

A l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Je pense que c’est le peu de visibilité. Les textes sont noyés dans la masse d’autres écrits. Il faut être très réactifs et actifs sur la plateforme pour avoir des retours ou tout simplement des lectures. Et ça prend de l’énergie ou du temps, même si je prends  plaisir à suivre divers auteurs et à les encourager.

 

Quel type de lectrice es-tu ?

J’étais une boulimique des livres, lisant tout ce qui me passait sous la main, avec une nette préférence pour le fantastique, les contes, la SF et la littérature jeunesse, mais mon rapport à la lecture s’est un peu calmé, l’écriture me prend beaucoup de temps. Il faut faire des choix. Ça ne m’empêche pas d’apprécier un bon livre, je le déguste avec plus de plaisir.

 

Dans ce numéro 1 de L’Indé Panda, tu nous parles un peu de toi et de tes projets, mais pas d’un récit en particulier. En préparant l’interview, tu m’as indiqué une nouvelle publiée sur Wattpad « Le Théâtre des Ombres », peux-tu me raconter un peu ce qui t’a inspirée ?

Cette nouvelle a été écrite après un long texte qui mériterait peut-être que je le dépoussière et que je le retravaille. Mais, l’idée principale m’est venue à la vision d’un documentaire sur deux petites filles, des sœurs, qui en raison de leur maladie mortelle doivent vivre loin de la lumière du jour. Je n’en dirai pas plus, même si ce n’est pas le thème principal de l’histoire. L’idée d’une anomalie qui justifierait les changements dans un peuple déterminé m’a touchée.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

C’est une passerelle pour acquérir de la visibilité parmi les milliers de textes qui s’offrent à nous. Une très jolie aventure, à laquelle j’ai pris grand plaisir à participer. C’est agréable pour un auteur d’être encouragé dans sa démarche, et l’équipe de L’Indé Panda nous a de manière sympathique et professionnelle soutenus tout du long de la création de ce premier numéro.

 

Question bonus posée par notre lectrice, Cindy Costes sur notre page Facebook : « Quels sont tes auteurs ou livres préférés ? »

Plutôt orientée fantastique et littératures de l’imaginaire. Je dévore pratiquement tout de Stephen King, de JK. Rowling, je relis souvent les Harry Potter, Edgar Allan Poe et Lovecraft, et je suis une fan inconditionnelle d’Hercule Poirot et Miss Marple, mais un de mes livres préférés est « Les enfants de l’été » de Robert Sabatier pour sa poésie et la tendresse des personnages.

 

Vous pouvez retrouver Amria sur Facebook.

« Ad vitam aeternam » est disponible dans L’Indé Panda, Magazine n°1.

Découvrez « Le Théâtre des Ombres » sur Wattpad.

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