Actualités·Interview

Interview Nathalie Bagadey

Pour ce premier rendez-vous, c’est Nathalie Bagadey qui répond à nos questions.
Merci à elle.

 

Tu as été sélectionnée pour ce premier numéro avec ta nouvelle « Dépendance », peux-tu expliquer sa genèse ?

J’ose à peine, en fait… Lorsque j’ai vu que pour l’AT, il n’y avait pas de thème, j’ai été un peu déçue car moi, j’aime les thèmes imposés, je trouve que cela libère ma créativité. J’ai tout de suite pensé à quel point il serait amusant de travailler sur l’un d’entre eux, pourtant pas évident à la base… J’étais en surveillance de baccalauréat quand l’« idée » m’est venue. J’ai pris plein de notes pendant mes pauses, en finissant au passage de vider le stylo d’une collègue. « Dépendance » était née 🙂 .

 

Plus à l’aise dans un registre particulier ? De quoi aimes-tu parler dans tes histoires ?

J’aime émouvoir les gens, les surprendre, leur apprendre des choses. Randy Ingermanson parle de ces « Puissantes Expériences Émotionnelles » que procure tout bon livre et c’est vraiment ce que je recherche… En tant que lectrice, je suis fan de fantasy, mais en tant qu’autrice, pour l’instant je suis à cheval entre des voyages réalistes et culturels et le merveilleux…

 

Quand et comment as-tu commencé à écrire ? Te rappelles-tu ta première histoire ?

Houla… Depuis toute petite, je crois. J’ai toujours eu des textes qui s’accumulaient dans des chemises, des bouts d’histoire. Et puis un jour j’ai eu une histoire qui s’est imposée à moi et c’est celle-là que j’ai commencé par écrire. Elle n’est pas encore publiée mais ce devrait être le cas d’ici un an…

 

Quel est ton rythme d’écriture ?

En période scolaire (je suis professeur), je consacre 1 journée entière et deux demi-journées à l’écriture. En période de vacances scolaires, j’écris tous les matins. J’ai constaté que plus j’étais régulière, plus il était facile d’écrire. C’est pour cela que mes « temps d’écriture » ne sont pas négociables, c’est comme un temps de travail, je ne programme rien d’autre pendant ces sessions.

 

Comment construis-tu ton travail ?

Je suis une « architecte » : je ne commence à écrire un texte que lorsque je sais la fin de l’histoire et que j’ai une ossature solide.  Puis j’écris de façon chronologique, enfin, chapitre par chapitre.

 

Plutôt nouvelle ou roman ?

Roman, c’est clair ! Mais les nouvelles m’ont toujours porté bonheur : mes réponses à deux AT m’ont valu mes 2 premières publications, et ma première tentative à l’AT de l’Indé Panda m’a valu cette belle surprise d’avoir les honneurs de la couverture. Merci beaucoup, d’ailleurs… ♥

 

Pourquoi être indépendante ?

Très vaste question. Mais dans les grandes lignes, c’est avant tout la liberté que cela me procure (choix de la couverture, du calendrier de publication) et la compensation financière puisque je touche 70 % du prix de mon livre au lieu de 10 à 15 %. Cela dit, je ne rejette pas l’édition classique non plus. J’aimerais rester hybride : être éditée pour des ouvrages « lourds » (ma tétralogie de fantasy, par exemple) tout en gardant la main sur ma série de « voyages légendaires ».

 

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ce statut ?

Pouvoir tout gérer, de A à Z.

 

A l’inverse, qu’est-ce qui est le plus dur pour toi ?

Devoir tout gérer. Non, je rigole. C’est sûr que la casquette d’éditrice demande du temps, du temps qui n’est pas passé à écrire. Mais j’apprécie aussi ces facettes de mon « métier ». En fait, ce qui est le plus dur c’est de voir que beaucoup de gens pensent que ce n’est pas un choix, que je fais cela parce que j’ai été refusée par des maisons d’édition. Ce qui est complètement faux : c’est un choix délibéré de ma part, et je ne l’ai jamais regretté.

 

Quel type de lectrice es-tu ?

Plutôt du genre dévoreuse de livres, même si le manque de temps m’empêche souvent de descendre ma PAL (Pile à Lire). Mais il suffit que je tombe sur un livre qui me passionne pour y consacrer des heures que je n’ai pas… 😉

 

Dans ce numéro 1 de L’Indé Panda, tu nous présentes ton recueil de nouvelles « Villes de légende », peux-tu me raconter un peu ce qui t’a inspirée ?

En fait, j’étais prise par un deadline assez court : un Salon où je voulais absolument avoir un nouveau titre à proposer à mes lecteurs et pas suffisamment de temps devant moi pour écrire un roman. D’où l’idée du recueil de nouvelles. Quant aux villes, ce sont des lieux qui m’ont marquée mais je ne me voyais pas écrire un roman entier dessus. Du coup, grâce au format nouvelles, j’ai pu opérer des « sauts de puce » entre elles et c’était bien agréable.

 

Pour finir, L’Indé Panda, c’est quoi pour toi ?

Une idée formidable, qui m’a enthousiasmée lorsque j’ai découvert le collectif et leurs objectifs. Je trouve que tout le monde a à y gagner : pour les lecteurs, c’est le plaisir de la découverte de ces très beaux textes, et pour les auteurs c’est de pouvoir montrer ce dont ils sont capables.

Je sais également la somme de travail qui se cache derrière le premier magazine de l’Indé Panda et les remercie chaleureusement de la qualité de celui-ci. J’espère que les pandas seront de plus en plus nombreux car cette idée doit absolument faire de plus en plus d’adeptes !! Faites passer le mot !! 🙂

 

Vous pouvez retrouver Nathalie sur son blog.

« Dépendance » est disponible dans L’Indé Panda, Magazine n°1.

Découvrez la page de présentation de « Villes de légende ».

bagadey

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3 réflexions au sujet de « Interview Nathalie Bagadey »

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